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lu on (i't'luiiiii'ijii'iil [larlil de loutos les buiiclies. Il nîsla un luoiiiL'iil tout interdit; puis, ne sachant coniuient se tirer de cette siiualion, il salua et remonta son escalier.
l<es tron(Ms rompirent les ran^s, on rouvrit portes etiioutiques, on redescendit dans la rue, et le cofiitaim^ d'un côt»'-, Morin et Sclimidt de l'autre, e\pli(|uèrent à la foule, au milieu de nouveaux éclats de rire, ce qui s'était passé.
En ou\rant la |iorte de la chambre, le capitaine avait vu en elTel une grosse hète blanche qui s'ayitait et se débattait sur le tapis. Mais elle ne paraissait pas très agile, et le capitaine eut le tem|)s de l'observer. Elle poussait des cris rauques et plaintifs. Le cii|iitaiiie s'était alors avancé d'un pas, et la bètc ayant fait un saut de carpe, il avait vu une tète humaine entourée de quatre membres connue plantés autour. Il avait appelé les gendarmes, et tous trois avaient reconnu (|ue le Crapaud Blanc n'était autre que le sieur Amans Carcanague, sauf ce détail qu'il avait les cuisses accrochées par -dessus les épaules, de sorte que les jambes se trouvaient placées de cliaque côté du cou. Ils l'avaient décroché, remis sur .ses jambes, l'avaient aidé à se rhabiller, et il leur avait raconté ce i|ui suit :
— J'avais vu, la veille, au (jrquc. un clown se disloquer et faire la grenouille. J'ai voulu en faire autant : à cet eflet, je me suis déshabillé tout nu pour ètâ"e plus souple, et j'ai réussi à faire passer mes jambes par-dessus mes épaules : lorsque j'ai voulu me dégager, je n'ai pas |)U ; alors la peur m'a pris, j'ai voulu appeler au secours, mais j'ai eu une crise de nerfs <(ui m'a serré la gorge et m'a fait pousser ces cris qui ont elTrayé Mariette.
C'est arrivé. Et vuilà comment, dans cette vallée de larmes, la Pro\idence permet (juelquefois que le tragifjue tourne au burlesque, pour faire rire un niuini'iit la pauvri- liumanité.
Lt BROCHET MAllilT
Alas ! poor Yorick !
Parmi les événements si divers qui se mêlent et se heurtent à l'existence de l'homme et ({ui viennent, au moment où l'on s'y attend le moins, en modifier ou parfois même en arrêter le cours, il me semble qu'on a jusqu'ici beaucoup trop laissé de côté tout un ordre de faits consii1éra))les, qui se passent chaque jour sous nos yeux et dont chacun de nous pourrait trouver j)lus d'un exemple sans sortir des souvenirs de sa propre vie. Je veux parler de l'influence de l'animal sur le sort de l'homme.
On n'a pas assez songé à cela. Depuis que la race humaine a pris possession de la terre, elle a exercé sur la brute un pouvoir sans mesure et sans contrôle. La brute ne peut ni résister ni se plaindre; mais peut-être ([u'à force de méditer sur les véritables causes de ses révoltes et de ses vengeances on en viendra à reconnaître que, sous l'apparence de simples accidents, les événements ridicules ou funestes occasionnés par les animaux sont tout simplement notre proj)rc ouvrage, soit que nous ayons par trop abusé de notre pouvoir sur ces êtres sans défense, soit (jue nous ayons négligé des précautions que nous ne devrions oublier jamais dans nos entreprises contre des créatures qui ont comme nous la vie et la xolonté, sur (|ui la raison n'a puiiit (li> prise, (^t qui souvent sont plus fortes (|ut' nniis