ARTHUR, ANNUNZIATA
.VUTllUR, les yeux bandés. Quelqu'un le pousse du dehors par les épaules cl il vient en trébuchant s'arrOter, le nez levé, au milieu de la chambre.
FANTAISIF. VÉNITIENNE 1 3')
— Y sommes-nous ?
ANM'NZIAT.V, lui cnlevtnt le bandeau. — {];{ y CSl, IIKHI Im;;IU Sililll
(looi^'es I
ARTHiii. — Saint Georges ?
ANMNZiATA. — Ne m'avez-vous pas dùlivrée du d rançon ?
ARTHUR. — Ah ! le sac de cuir? Ma foi, je l'avais ouldié. Je ne pensais qu'au bonheur de vous voir I
ANNUNZiATA. — Ne crovez pas, Arthur, que si je vous ai permis de franchir le seuil de ce palais, j'aie jamais eu l'intention de violer en votre faveur les saintes lois de la chasteté'.
ARTHUR. — Je n'ose pas l'espérer, mais ce n'est pas l'envie (jui me manque, an moins I
ANNUNZIATA. — 0 nialheurcuse! ô imprudente! sa passion ne connaît plus de bornes ! Comment lui résister ? (Eiie va s-a^c- Doaiiier aux pieds de u madone.) Sainte madoHC ! protégcz-inoi I llélas ! pourquoi ai-je consenti à ce fatal rendez-vous I