II A Y DON
plus grands triomphes, et c'était au moment où par sel leçons publiques il démocratisait renseignement. Aussi disait-il dans l'exaltation de sa victoire:
«Comment les académies de l'Europe prendront-elles ces idées révolutionnaires promulguées par un simple individu dans des classes d'ouvriers?... Eh! bon Dieu! tous les bonnets des directeurs se dresseront en l'air comme le cercueil de Mahomet, et resteront suspendus entre le ciel et la terre sans savoir où se réfugier. Salut, ô immortels tricornes, derniers débris d'une race illustre ! salut! mais vous avez, du moins cette consolation de pouvoir vous dire que rien n'est stable sur la terre. Babylone, dans toute sa gloire, est tombée! De quel droit les chapeaux à cornes échapperaient-ils au sort commun? »
Il avait de temps en temps de ces sorties pleines de verve. In jour, le comte d'Orsay vient le voir, et il le note ainsi :
« D'Orsay est venu. Je ne l'avais pas vu depuis longtemps. Un véritable miroir des modes, un parfait Adonis, pas le moins du monde artificiel... Il a sauté dans son cabriolet et est parti comme un jeune Apollon avec son fier Pégase. Je l'ai regardé partir; j'aime à voir ce genre d'échantillons. »
Il était allé faire des cours dans plusieurs grandes villes, à Liverpool, à Manchester, à Leeds et ailleurs. La municipalité de Liverpool lui commande un portrait du duc de Wellington, et c'est l'origine d'une correspondance des plus curieuses entre lui et le vieux duc. Le style bref et carré du duc de Wellington est bien connu ; un jour, à