‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 10 sur 124 · IntrocL, p · texte numérisé non relu

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LE BOUDDHISME

vide même*. Chaque tlièse est posée de trois manières, l’une affirmative, l’autre négative, la troisième qui n’est ni affirmative ni négative. Puis toutes les trois sont également rejetées; car, pour en embrasser une, il faut se mettre en désaccord avec les deux autres. Or le sage, reconnaissant qu’une opinion entraîne désaccord, y renonce sans en adopter une autres A cette question par exemple : « Le Bouddha existe-t-il ou n’existe-t-il pas après la mort? « il faut répondre : « Le Bouddha existe après la mort; le Bouddha n’existe pas après la mort ; le Bouddha existe et n’existe pas après la mort; le Bouddha n’est pas plus existant qu’il n’est non existant après la mort. » A toute question le sage répond ainsi par l’affirmation et la négation, soit séparées, soit réunies : non, il n’en est pas ainsi; non, il n’en est pas autrement; non, il n’est pas vrai qu’il en soit ainsi; non, il n’est pas vrai que cela ne soit pas n’étant pas ainsi^ L’erreur, c’est de regarder comme durable ce qui n’est que passager et d’attribuer de la réalité à ce qui n’a d’existence que dans l’imagination.

Ce fait de la conscience humaine, se regardant elle-même et n’aboutissant qu’à se dévorer, est un

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