Extrait tlu Sagyiti sutta à la suite du Lotus, p. 80'J
LE BOUDDHISME
même, s’il s’arrête à la sensation, à l’idée, aux concepts, à la connaissance, il marche dans la croyance que tout cela existe, il ne marche pas dans la perfection de la sagesse. N’accomplissant pas la perfection de la sagesse, il ne parviendra pas à l’omniscience, parce qu’il croit saisir ce qui n’est pas saisissable. Pourquoi cela? C’est que, dans la perfection de la sagesse, la forme n’est pas saisie, et qu’il en est de même de la sensation, de l’idée, des concepts, de la connaissance. La perfection de la sagesse elle-même n’est pas saisie, l’omniscience elle-même n’est pas saisie. Le nom de Bouddha n’est qu’un mot ; le Bouddha lui-même estsemblable à une illusion; les conditions qui font le Bouddha sont semblables à une illusion, semblables à un songe. Le Bouddha ne conçoit ni par le commencement, ni par la fin, ni par le milieu. Pourquoi cela? C’est qu’il ne conçoit pas. La forme n’ayant pas de limite, le Bouddha doit être reconnu comme quelque chose d’illimité' .»
Une logique à outrance, renversant du même coup toutes les affirmations positives, négatives, indifférentes, tel est le bouddhisme. Tout y passe : Dieu, le monde, le Bouddha, l’homme, l’esprit, la nature. La vérité est indicible, invisible, parce qu’elle est le