‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 12 sur 124 · Lotus, p · texte numérisé non relu

Lotus, p

LE BOUDDHISME

n’est pas assez dire, qu’il n’y a même pas d’absence d’idées, ni absence d’absence d’idées, et ainsi jusqu’à l’infini. Le néant a trop de corps pour ces adorateurs du vide absolu ; ils éprouvent le besoin de le nier comme tout le reste. C’est la négation de la négation.

L’idée fondamentale du bouddhisme est la pré cellence de l’homme sur tout le reste de l’univers. Renaître dieu est un mal'. La grande difficulté pour les êtres est d’obtenir l’état d’homme, puis, cet état obtenu, de devenir religieux ^ La pensée du sage fait mouvoir la terre; la méditation crée le monde; les créations de mondes sont le résultat de la conduite des êtres moraux qui les habitent, et non l’œuvre d’un dieu créateur. Le bodhisattva Gadgadasvara se plonge dans une méditation telle, que tout à coup quatre-vingt-quatre fois cent mille myriades de kotis de lotus apparaissent. Jamais on n’a exagéré à ce point la force morale. L’enfer est créé par le péché. Le plus vertueux et le plus sage est le plus pui^sant. C’est par sa propre force que l’homme s’élève au-dessus de la nature; il ne doit rien qu’à lui-même.

On voit bien figurer dans les livres bouddhiques

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