‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 13 sur 124 · Introd., p · texte numérisé non relu

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LE BOUDDHISME

des dieux ou dévas. Mais ce sont là des êtres comme il y en a tant d’autres, inférieurs à l’iiomme, des espèces de farfadets, sans signification métaphysique, dont les bouddhistes, par suite de leur complète ignorance en physique, ne surent pas se débarrasser. Le premier pas pour devenir guide du monde est de ne pas reconnaître les dieux*. Les dieux viennent respectueusement écouter le Bouddha et lui faire cortège; ils ne sont qu’un des cercles de la transmigration ; ils meurent comme les hommes, et le bodhisattva se fait déva par grâce pour prêcher et convertir les dévas. C’est le Bouddha qui apprend aux dévas, comme à tous les êtres, à déposer le fardeau de leur nature pour entrer dans le grand repos. Brahma lui-même a besoin de Çakya pour arriver à la délivrance. Un des passages les plus singuliers du Lalitavistara est celui où les parents de Çakya veulent le mener au temple des dieux. Çakya se met à rire; il rappelle qu’à sa naissance les dieux l’ont adoré. « Où est-il, le dieu semblable à moi ou qui me surpasse, moi qui suis le dieu des dieux? Celui qui est d’une grande race et qui porte les signes de noblesse ne s’incline pas devant des dieux, quels qu’ils soient. » Les dieux approuvent cet orgueil de l’en-

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