‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 15 sur 124 · Lalitavislara, p. lU · texte numérisé non relu

Lalitavislara, p. lU

~2. Le mot Bouddha présente exactement la nuance de y/worf/ô;- Je iiensc de jilus en plus que le gnosticisme, surtout tel que Plotin nous le présente, le nosticisme non cliréüen, est une émanation du bouddhisme.

LE BOUDDHISME

formant une boîte se contiennent et se limitent mutuellement, ainsi, pour le bouddha, l’objet à connaître et la science qu’il en a se contiennent mutuellement dans les mêmes limites. i> Le nirvana est l’équation suprême, l’intuition sans fin de l’identité absolue.

Les questions que se pose la critique européenne sur la nature du nirvana viennent de ce que les mots et les idées de la psychologie hindoue ne répondent que très médiocrement à nos catégories*. Le nirvana est-il simplement l’affranchissement des circonstances extérieures? Est-il un état où l’homme ne sent plus en lui que l’existence universelle au sein de laquelle coexistent toutes les parties de l’univers? L’homme garde-t-il en cet état le sentiment de sa personnalité et de son activité? Le nirvana se dislingue-t-il de l’existence absolue? Est-ce le néant pur? La réponse à ces questions diffère selon les écoles, ou plutôt ces questions n’ont pas de sens pour les bouddhistes. On les étonne fort quand on les interroge à cet égard. «Le nirvana, répondent-ils uniformément, c’est l’absorption, la délivrance du mouvement, la sortie de l’empire des causes et des effets, le repos, c’est-à-dire le non-être. Le cercle

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