‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 16 sur 124 · Voir surtout Inlrod., p.516 et suiv · texte numérisé non relu

Voir surtout Inlrod., p.516 et suiv

LE BOUDDHISME

est accompli quand on peut dire : « L’existence est » anéantie pour moi ; je ne verrai plus une nouvelle » existence. » Le nirvana, c’est l’exemption d’être, le vide absolu, le lieu privé de quatre côtés, où l’on n’admet ni l’existence ni la non-existence des choses, où l’on ne voit ni objet à admettre, ni sujet qui admet, où l’on rejette tout principe, parce que le caractère illusoire de tout principe conduit à n’en admettre aucun; en un mot la négation du sujet et de l’objet, et par suite le repos absolu. On arrive à cet état en épurant l’intelligence humaine de tout ce qui peut la troubler, en évitant toute émotion, en se détachant de toute poursuite, en s’affranchissant de toute discussion intellectuelle sur les qualités des choses, en se maintenant libre de tout souhait, de toute joie, de toute tristesse. L’être, parvenu à ce sommet, dont les idées sont bien affranchies, ayant déposé le fardeau de penser, ayant supprimé les liens qui l’attachent à l’univers, complètement maître de son intérieur, parvenu h l’unité, semblable à l’étendue uniforme du ciel, entré dans la méditation nommée « la place de la méditation sans fin* », cet être-là ne conserve plus de la vie que la respiration. « Il est un esprit recueilli, perfectionné, purifié,

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