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LE BOUDDHISME
Dieu, le nirvana pour lui ne peut être l’absorption de l’âme individuelle au sein d’un Dieu universel, ainsi que le croyaient les brahmanes orthodoxes; et comme il ne parle guère plus de la matière, son nirvana n’est pas non plus la dissolution de l’âme humaine au sein des éléments physiques. Le mot de lide, qui paraît déjà dans les monuments que tout nous prouve être les plus anciens, m’induit à penser que Çakyavit le bien suprême dans l’anéantissement complet du principe pensant. Il se le représenta, ainsi que le fait supposer une comparaison répétée souvent, comme l’épuisement de la lumière d’une lampe qui s’éteint. »
Le vide, tel est, en effet, le mot capital du bouddhisme. Comprendre le vide est la science suprême. La méditation est le but de la vie; or la méditation, c’est de savoir a. que la loi est vide, n’existe pas, ne devient pas, n’a pas été, est inexprimable ‘ ». Le Soutra des causes, que Burnouf a traduit tout entier -, et où l’on pout voir le type de l’enseignement de Bouddha, est comme une machine à faire le vide dans l’âme, en montrant la naissance comme cause unique de tous les maux. Les êtres innombrables, soumis par leur nature à la naissance. Bouddha les