‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 21 sur 124 · Lalilaviüara, p · texte numérisé non relu

Lalilaviüara, p

LE BOUDDHISME

pas autrement et il n’est pas ainsi. C’est de cette manière que le bouddha voit la réunion des trois mondes*. »

Rien de tout cela n’est essentiellement propre au bouddhisme. Qu’on se rappelle la définition de l’état de libération selon le Nyaya : « L’état de libération est comme l’état parfait d’insensibilité d’un homme profondément endormi et qui ne fait point de rêves ^ »

La vue de l’universelle vanité est ainsi, pour l’hindouisme comme pour le christianisme, le commencement de la sagesse; mais, après « Tout est vanité », le bouddhisme, n’ayant pas de Dieu suprême, ne peut ajouter, comme l’auteur de Vlmitalion : « Hormis aimer Dieu elle servir». Dans les légendes bouddhiques, presque toutes les conversions s’opèrent par la vue de quelque chose d’horrible ^ Peu de temps après son mariage, le jeune Çakya va se promener à son jardin de plaisance. Il rencontre un vieillard. Le bodhisattva, en l’apercevant, dit à son cocher^ ; « Qu’est-ce que cela, cocher? Que veut dire cet homme sans force et de petite taille, aux chairs dessé-

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