Voir Dunio'jf, Intro l., p. :281 et suiv
LE BOUDDHISME
viharas devinrent bientôt de grandes constructions, peu dilTérentes de nos couvents du moyen âge, et où la distinction des sexes fut rigoureusement observée.
Envisagé dans ses textes primitifs, le bouddhisme apparaît comme une doctrine simple, sans mythologie, sans culte, laissant la plus complète liberté dépenser. « Il y a peu de croyances, dit Burnouf, qui reposent sur un aussi petit nombre de dogmes et imposent au sens commun moins de sacrifices b » Le bouddhisme ne supprima point la mythologie vulgaire; il la subordonna, en établissantla croyance que l’homme peut tout en vertu de ses mérites, et qu’il s’élève, ]>ar l’obtention de l’état de bouddha, fort audessus des dieux. Prier les dévas est une puérilité ; « C’est une maxime admise dans le monde que ce sont les prières adressées aux dieux qui font naître des fils ou des filles; mais cela n’est pas, car autrement chacun aurait cent fils, tous monarques souverains L » Les dieux sont impitoyablement sacrifiés au Bouddha. Or le Bouddha n’est ni un dieu, ni une incarnation de dieu. C’est un homme, c’est k le solitaire de la famille des Çakyas », c’est un fils de roi qui s’est fait religieux. 11 ne se recommande au peuple que [)ar la supériorité de sa vertu et de sa science.