Buniouf, Inlrod., p
'2. Voir hürod., p. 132 et suiv.
LE BOUDDHISME
Il a roulé comme tous les êtres dans le cercle de la transmigration ; c’est lui qui délivrera les dieux euxmêmes de leur divinité.
Ainsi, dans le bouddhisme primitif, les dieux ne sont plus qu’un rouage inutile, destiné uniquement à contenter le besoin qu’a l’imagination de peupler l’espace. Le monothéisme, cependant, est une tendance si naturelle à l’esprit humain, que la religion athée par excellence a dû s’y plier. C’est ici une des plus singulières évolutions de l’histoire religieuse. C’est au Népal et au Tibet, vers le x' siècle de notre ère, que, selon Csoma de Côrôs, s’est opérée cette transformation de l’athéisme en théisme, par la création d’un Adibouddha, ou Bouddha suprême. Dieu unique et créateur, fort analogue à Brahma. Rien de plus contraire à la doctrine des bouddhistes primitifs , pour lesquels tout être existe par sa nature, svabhâvât *. Le hodhisattva Avalokiteçvara devint pour d’autres sectes un être suprême, une sorte de dieu tutélaire, objet d’un culte matérialiste. Mandjuçri, autre hodhisattva, servit également de noyau à tout un développement polythéiste et mythologique. Les Népalais sont Mongols; ils ne pouvaient, comme l’Hindou, se contenter de méta-