Inscr. de Piyadasi, p
LE BOUDDHISME
Joutes les sectes soient instruites, qu’elles professent des doctrines pures. Tous, quelle que soit leur foi, se doivent dire que le roi cher aux dévas attache moins d’importance à l’aumône et au culte extérieur qu’au vœu de voir régner les doctrines essentielles et le respect de toutes les sectes. C’est à ce résultat que travaillent les surveillants de la religion, les officiers chargés de la surveillance des femmes, les inspecteurs et autres corps d’agents. Le fruit en est l’avantage de ma propre croyance et la mise en lumière de la religion. »
« Les hommes, dit encore le royal moraliste, observent des pratiques variables dans la maladie, au mariage d’un fils ou d’une fille, à la naissance d’un enfant, au moment de se mettre en voyage. Mais ces pratiques qu’observe le grand nombre sont sans valeur et vaines. Il faut observer ces pratiques; mais de pareilles pratiques ne produisent guère de fruits. La pratique de la religion, au contraire, en produit de très grands; c’est à savoir les égards pour les esclaves et les serviteurs, le respect pour les parents et les maîtres, la douceur envers les êtres vivants, l’aumône aux çramanas et aux brahmanes. Ces choses et autres semblables sont ce que j’appelle la pratique de la religion *. »
\.lnscr. de Piyadasi, p. 227-228. Comp. p. 249.
LE BOUDDHISME
Le treizième édit est d’une difficulté extrême. C’est celui pour l’interprétation duquel M. Senart a fait le plus de progrès sur les explications de ses devanciers. (( Immense est le KalingaS conquis par le roi Piyadasi, cher aux dévas. Des centaines de milliers de créatures y ont été enlevées; cent mille y ont été frappées ; bien des fois le même nombre y sont morts. Alors le roi cher aux dévas s’est tourné vers la religion; il a conçu le zèle de la religion, il s’est appliqué à la diffusion de la religion; si grand est le regret qu’a ressenti le roi cher aux dévas [de ce qui
s’est passé] dans la conquête du Kalinga En effet,
le roi cher au dévas souhaite la sécurité pour toutes les créatures, le respect de la vie, la paix et la douceur. C’est là ce que le roi cher aux dévas considère comme les conquêtes de la religion. C’est dans ces conquêtes de la religion que le roi cher aux dévas trouve son plaisir, soit à l’intérieur de son empire, soit sur toutes ses frontières, sur une étendue de bien des centaines de yojanas. Parmi ces [voisins sont] Antiochus, le roi des Yavanas, et, au nord de cet Antiochus, quatre rois : Ptolémée, Antigone, Magas, Alexandre; au sud, les Codas, les Pamdyas, jusqu’à- Tambapanni, et de même aussi le roi des