Inscr. de Piijadasi, p
LE BOUDDHISME
Huns (?), Yismavasi (?). Chez les Grecs et les Kambojas, les Nabhakas et les Nabliapamtis, les Bhojas elles Pelenikas, les Andhras et les Pulindas, partout on se conforme aux instructions religieuses du roi cher aux dévas. Là où ont été dirigés des envoyés du roi cher aux dévas, là aussi, après avoir entendu, de la part de ce roi cher aux dévas, les devoirs de la religion, on se conforme maintenant et on se conformera aux inslruclions religieuses, à la religion, cette digue contre... C’est ainsi que la conquête s’est étendue en tous lieux, .l’y ai trouvé une joie intime; tel est le contentement que procurent les conquêtes de la religion. Mais, à vrai dire, le contentement est chose secondaire, et le roi cher aux dévas n’attache une grande valeur qu’aux fruits que l’on s’assure pour l’autre vie. C’est pour cela que celte inscription religieuse a été gravée, afin que nos fils et nos petitsfils ne croient pas qu’ils doivent faire de conquêtes nouvelles. Qu’ils ne pensent pas que la conquête par la flèche mérite le nom de conquête ; qu’ils n’y voient qu’ébranlement et violence. Qu’ils ne considèrent comme une vraie conquête que les conquêtes de la religion. Elles valent pour ce monde et pour l’autre; qu’ils fassent tout leur agrément des plaisirs de la religion ; car ceux-là ont leur prix et dans ce monde et dans l’autre. »
LE BOUDDHISME
Piyadasi se plaît à revenir sur sa conversion, laquelle fut, à ce qu’il semble, le résultat d’une forte impression morale « Dans le passé, les rois sortaient pour des courses d’agrément. La chasse et autres choses du même genre faisaient ici-bas leurs plaisirs. Moi, le roi Piyadasi, cher aux dévas, dans la treizième année de mon sacre, je suis parvenu à l’intelligence. Mes courses ne sont plus que des courses de religion, savoir : la visite et l’aumône aux brahmanes et aux çramanas, la visite aux vieillards, la distribution d’argent, la visite au peuple de l’empire, son instruction religieuse, les consultations sur les choses de la religion. C’est ainsi que, en échange, le roi Piyadasi, cher aux dévas, jouit depuis lors du plaisir que procurent ces actions L » Et ailleurs ; « Tous les hommes sont mes enfants ; comme je désire pour mes enfants qu’ils jouissent de toute sorte de prospérité et de bonheur en ce monde et dans l’autre, ainsi j’ai le désir qu’il en soit de même pour tous les hommes^. »
1. Voir le récit légendaire dans Eugène Burnouf, Introd., p. 358 et suiv.