‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 39 sur 124 · Burnouf, Lotus, p. l44; Foucaux, l'Enfant égaré, p · texte numérisé non relu

Burnouf, Lotus, p. l44; Foucaux, l'Enfant égaré, p

LE BOUDDHISME

martyre*. Mais ce n’est point par ces petites mésaventures que les religions succombent. C’est assurément un récit très frappant que celui que fait Hiouen-Tlisang des massacres de bouddhistes, commandés par le roi Mahirakoula, et de la patience des victimes-. Au moment de la mort de leur bourreau, les saints à qui il a fait obtenir le fruit du salut suprême n’éprouvent qu’un sentiment de pitié : « Qu’il est loin encore, se disent-ils, du terme de la transmigration ! » Mais cet étrange épisode est nullement rattaché par Hiouen-Thsang à la destruction du bouddhisme dans l’Inde; il eut lieu plusieurs siècles avant le voyage du pèlerin chinois

La disparition des livres bouddhiques sanscrits dans l’Inde, le Népal excepté, est sûrement un fait qui surprend au premier coup d’œil. Mais il faut se rappeler que, dans l’IIindoustan, les livres se détruisent vite, et qu’un ouvrage qui n’est pas assidûment recopié est fatalement condamné à périr. La faveur qui, au iii' siècle avant Jésus-Christ, s’attacha aux légendes de Çakya-Mouni, s’affaiblit dans les siècles suivants, et se changea en une forte anti-

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