‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 47 sur 124 · Nom de Moïse cliez les musulmans · texte numérisé non relu

Nom de Moïse cliez les musulmans

LES TÉAZIÉS DE LA PEUSE.

ces traits du roi de la religion. Ce rayon qui émanait des yeux de la miséricorde des deux mondes, cette existence bénie, se sont éteints.

» MOÏSE. — Salut, crâne sanglant de Hussein ! Quel démon a pu se souiller d’un pareil crime? Mille malédictions sur l’impie qui abattit la palme svelte de ta stature princière, ô Hossein ! »

La scène atteint les derniers degrés du pathétique quand se présentent successivement, pour saluer le martyr, Mahomet son grand-père. Ali son père, Hassan son frère. Le défilé des femmes célèbres a lieu ensuite :

» LE HATEE. — Retirez-vous à l’écart! car voici la mère des’mortels. Eve vient les yeux humides rendre visite au petit-lils de notre prophète. L’illustre compagne d’Adam s’avance, affligée, pour voir la tête de Hossein altérée de soif.

» ÈvE. — Je te salue, tête de Hossein, nageant dans le sang. Ce cou de cygne, lieu de repos favori des tempes du prophète, a été tranché par la haine des barbares. Quel meurtrier leva une main sacrilège sur cette tête couronnée d’auréoles? Instruis-moi. Où sont tes sœurs Zeineb et Kulsoum? Pourquoi ne voisje pas ici tes tristes orphelins ni tes filles? Une seule parole de toi ferait tressaillir mon cœur.

»LE HATEE. — Faites place! La mère d’Isaac, victime

LES TÉAZIÉS DE LA PERSE. “2U7

de Dieu, arrive les yeux humides; voici la noble Agai'S compagne du lit d’Abraham, l’ami de Dieu. Elle arrive pleurer sur la tète de Ilossein, roi des démons et des hommes. Remarquez comme elle souffre, que de soupirs et de lamentations soulèvent sa poitrine !

» AGAR. — Je suis Agar, en proie à la plus profonde affliction; mes yeux saignent. Agar, séparée de toi, martyr, ne sait guère que se livrer aux gémissements et aux lamentations. Je te salue, lumière des yeux de Fatima, noble tète de l’asile des mortels. Le lieu d’habitation des anges et des démons est devenu un sérail de deuil après ta mort.

LE iiATEF. — La mère de Joseph, Rachel, arrive pour gémir sur la tête de Ilossein, imam du siècle. Elle se meurtrit la poitrine à coups de poing, s’arrache la chevelure et fond en larmes. Tout cela pour honorer les funérailles du maître des martyrs.

» RACHEL. — Moi, mère de Joseph, j’apporte mon cœur navré de douleur à cause de la triste fin de Ilossein, prince du siècle. Je te salue, tête de Ilossein, gorgée de sang. Mon fils Joseph est ton serviteur dévoué. Comme je sacrifierais ma vie pour ranimer ton visage aussi pâle que la lune ! Malédiction sur le

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