‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 67 sur 124 · Roman delà Rose, vers 120U et suiv · texte numérisé non relu

Roman delà Rose, vers 120U et suiv

ET L’ÉVANGI LE ÉTERNEL. 269

opinions beaucoup de difficultés*. Plus tard, Nicolas Eymeric, en sa qualité de dominicain, n’ayant plus les mêmes motifs de réserve, met purement et simplement sous le nom de Jean de Parme la liste d’erreurs qui constituait la doctrine de a l’Evangile éternel ». Certainement, Jean de Parme fut en un sens l’apôtre et le principal interprète des doctrines qui cherchaient à s’autoriser du nom de l’abbé Joachim. Toutefois, rien n’autorise à croire que Jean de Parme ait participé directement à la rédaction du livre poursuivi de tant d’anathèmes. A l’égard de Gérard de Borgo San-Donnino, les preuves sont positives. Fr à Salimbene, son confrère, son compatriote et son ami, l’accuse à plusieurs reprises d’avoir composé un livre déplorable en falsifiant la doctrine de Joachim% et il raconte les redoutables disgrâces qui l’atteignirent sans fléchir son opiniâtreté. Affô, qui le premier connut ce texte capital, alors inédit, et après lui Sbaraglia et Tiraboschi se sont rangés avec raison à l’autorité péremptoire de Frà Salimbene.

II résulte de tout ce qui précède que nous avons le texte de ce qu’on appelait proprement « l’Évangile éternel » dans les trois principaux ouvrages authen- ^ tiques de Joachim. Quant aux notes de Gérard, elles

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