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JOACHIM DE FLORE
sont très probablement perdues sans retour, à l’exception des fragments qui nous ont été conservés par l’acte d’accusation de la commission d’Anagni. A plus forte raison doit-on désespérer de retrouver jamais le texte complet de V Introductorium, La rigueur avec laquelle les livres liétérodoxes étaient proscrits au moyen âge explique une telle disparition. Plusieurs années après la condamnation de 1255, Salimbene vit un exemplaire sur papier de l’ouvrage de Gérard, lequel avait été copié à Rome l)ar un notaire d’Imola, Le gardien du couvent vint le consulter comme ancien joacliimite sur la valeur de cet écrit. Salimbene eut peur, craignit peut-être quelque piège, et dit qu’il fallait sur-le-champ brûler le volume; ce que l’on fit L Comme le volume que tenait maître Florent avait pour texte pri^ipal une suite d’extraits des écrits de Joachim, on peut se demander si la compilation contenue dans le n“ de Sorbonne 1726, du folio 1 au folio 78 (le premier document indiqué ci-dessus), ne doit pas être identifiée avec ce livre mystérieux. Mais les notes de frère Gérard, telles qu’on les trouve dans les actes de la commission d’Anagni, ne se lisent pas dans notre manuscrit. On trouve seulement à la