‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 75 sur 124 · Salimbene, p · texte numérisé non relu

Salimbene, p

2. Salimbene, p. 137-138. Pour la circonstance des douze compagnons, voir p. 317-319. Voir aussi la Vie de sainte Douceline, p| 136 et suiv. (édition Albanès).

ET L’ÉVANGILE ÉTERNEL

de mort, eut des visions si frappantes que tous les frères qui étaient présents en furent émerveillés Le bon Salimbene continua sa joyeuse vie de spirituel vagabond, tantôt reniant ses erreurs de jeunesse et regrettant le tort que Jean et Gérard avaient fait à l’ordre, tantôt avouant avec un certain plaisir qu’il a été lui-même du cénacle des joachimites et qu’il n’a jamais connu d’bommes si pieux et si aimables^ Comme tous les héros de ce singulier mouvement étaient fort jeunes, le mot à'Évangile éternel mourut longtemps avant eux. Depuis 1256, en effet, ce nom disparaît de l’histoire, où il ne figura que durant une ou deux années. Son sort rappelle celui de ces drapeaux d’un jour, usés vite par les partis, qu’on voit s’élever dans les temps de crise pour représenter, un moment, des causes réservées à bien des transformations ultérieures.

Page 1