‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 77 sur 124 · Salimbene, p · texte numérisé non relu

Salimbene, p

ET L’ÉVANGILE ÉTERNEL. 303

restes de l’ancienne discipline qu’ils y avaient vus, surtout de la frugalité et de la pauvreté de leurs évêques, si éloignés du faste et de la grandeur temporelle des évêques latins de ce siècle \ »

Quand on songe que la Grèce était le foyer du catharismes, dont les analogies avec les doctrines de l’Évangile éternel ne peuvent être méconnues, quand on voit d’ailleurs l’école de l’Évangile éternel suivre une voie toute semblable à celle du catharisme et s’identifier presque avec lui, on est tenté d’envisager la première de ces doctrines comme une branche détournée de la seconde, formée non par affiliation directe, mais par des influences secrètes et inavouées. Le catharisme semble ainsi avoir pénétré en Occident par deux routes et avoir déterminé, au moyen âge, deux courants d’hérésies parallèles, qui aboutissent presque au même résultat, se confondent dans l’opinion et sont arrêtées parles mêmes moyens. Ces affinités deviennent plus frappantes encore quand on surprend les auteurs contemporains attribuant à Amauri de Bène, dans les premières années du xiiG siècle, des doctrines analogues à celles de l’Évangile éternelL Les doctrines d’Amauri avaient

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