‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 93 sur 124 · Pulclirum prandium · texte numérisé non relu

Pulclirum prandium

;!8ü CIllUSTlNE DE STOMMELN.

dorée*, de cel anneau donné et accepté par l’image de la sainte en signe de noces mystiques. Gela excita vivement l’imagination de Christine. Elle affirma que pareille chose lui était arrivée : « Je vais, ditelle à Pierre, te livrer un secret que je n’ai jamais révélé à personne vivante. Dès mon enfance, je vous ai connu en esprit, je savais discerner votre face et votre voix, et je vous ai aimé plus que les autres hommes, à tel point que j’ai souvent craint qu’il n’en résultât pour moi quelque tentation. Jamais, en effet, dans l’oraison, je n’ai pu séparer votre pensée de mon intention; je priais poui vous autant que pour moi, et, dans toutes mes tribulations, je vous ai eu pour compagnon. Or, ayant longtemps demandé à Dieu si cela était de lui, j’en fus assurée le jour de la fête de sainte Agnès; car, au moment de la communion, me fut donné visiblement un anneau qui fut placé à mon doigt. Et, quand vous me saluâtes pour la première fois, je discernai ta voix et je reconnus distinctement ton visage. Et plusieurs preuves m’en furent divinement données, que par pudeur je ne peux te révéler; par exemple, je reçus souvent visiblement l’empreinte d’un anneau. » Effectivement, le défunt curé disait avoir

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