DE LÀ CONFÉRENCE
qui est dans quelque rapport avec la vérité chrétienne, à toutes les considérations qui peuvent tendre à rétablissement ou à la gloire de cette vérité. Elle embrasse toute ^apologétique , toutes les idées, tous les faits qui recommandent rÉvangile à Thumanité. Elle tient compte des temps; si elle répond aux difficultés qui se rencontrent dans tout^ âme d'homme, elle a égard aussi aux difficultés qui sont particulières à certains esprits, à celles qui résultent de rétat actuel de la science , ou des préoccupations politiques, ou de la situation générale de la société.
[Mais pourquoi ne parler que de difficultés, que d'objections? Les temps n'apportent-ils pas également avec eux des preuves , des arguments , des témoignages? Les siècles qui se succèdent ne sont-ils pas autant de témoins qui se lèvent et qui déposent en faveur du christianisme éternel? Nous le pensons. La conférence aura donc à profiter de ces révélations inattendues qui s'ajoutent aux anciennes démonstrations. Le sermon est immobile, stationnaire; il parle de l'homme de tous les temps. La conférence est progi'essive; elle suit le cours des idées, des événements et des âges.
[Nous avons dû signaler ce genre; nous voulons le recommander et donner à son égard quelques directions pratiques. Si nous pouvions être dispensés de faire entrer cet élément dans la prédication, il serait inutile de nous en occuper; mais nous sommes ou nous serons tous obligés d'en faire usage. Il nous faudra, en respectant les limites naturelles, franchir, en certains cas, celles qui ne sont que de convention , traiter des sujets que la chaire ne se permet pas, introduire des considérations dont elle a cru devoir s'abstenir jusqu'à ce jour. D'ailleurs, ministres de l'Évangile , nous ne sommes pas appelés à exercer seulement notre ministère dans la chaire; nous avons à parler
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de rÉvangile ailleurs, soit dans de simples entretiens, soit d'une manière suivie.
[Les temps nous y invitent; le terrain change sous nos pieds , et nous commençons à nous en apercevoir. Voyez les préoccupations du monde; voyez Fattitude de la société relativement au christianisme , et ne soyez pas dupes de grossières fictions. Une lutte profonde et universelle est engagée. Bientôt on ne pourra plus dire, comme on le fait souvent encore : « Tout le monde est chrétien; » car aujourd'hui déjà la qualité de chrétien a cessé de se présumer. Ayez le courage d'envisager cette vérité en face , et de comprendre les obligations qui en résultent pour vous, et en même temps demandez à Dieu de vous accorder la joie de votre courage. Plus la tâche est grande, plus Dieu vous honore et vous bénit en vous la confiant.] *