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De l'Angleterre. Les Héroïnes de Shakespeare , p

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moignages hostiles. — La vraie dignité consisto^ dans cette rude carrière d'écrivain, à mépriser beaucoup de choses, à en ignorer •autant. Quelle tâche: ingrate, si Ton voulait relever toutes les inepties haineuses qu'inspire le dépit de la médiocrité 1 C'est donner trop d'avantages et trop de prise aux envieux que de se montrer sensible à l'excès, aux inévitables attaques des passions mauvaises ou même: des convictions blessées. Pour lui, il> offrait de toutes parts une surface vulnérable aax traits de ses ennemis, dont chaque jour Yoyall croître le nombre. Il les attirait par son ardeur indiscrète de combattre, par ce goût funeste de la lutte où il excelle, par ce génie de l'invective qui remporte du premier bond aux extrémités des po» lémiques irréconciliables. — Mais aussi comme il faisait la partie beUeà ses ennemis 1 On peut dire qu'il se découvrait tout entier aux. coups) qui le cherchaient de toutes parts. Pour le frapper /mortellement on n'avait que l'embarras du choix; Son inquiétude maladive, son irritabilité nerveuse, le livraient aux représailles implacables des haines ameutées contre lui. Tristes luttes qui divisaient ses amis mûmes, aliénaient ou refroidissaient des sympathies dévouées, affligeaient • les autres; De chacun do ces combats il sortait meurtri, ^flSatibli^ n'ayant d'ordinaire réussi qu'à mettre l'opinion du côté de ses adversaires-, jusqu'au jour où il futcon-

traîntidô leur ahandonfierle. champ de ^.bâtaillev l'Allemagne.

Nous ne raconterons pas ces querelles . succesl^ siyes, avec le comte Platen^ :avec Menzel, avec Bœrne, et les amis de Bœrne, avec M. Strauss qu'il avait diffamé. Cette dernière affaire eut pour, cont séquence, non-seulement le duel qui faillit lui coûter la vie, mais une tempête de fureurs ger-f s^ jaaaniques, telle qu'il n'en avait pas encore soûle-

S vé, et dans laquelle son nom, sa célébrité, son |. honneur même furent sur le point de faire uau-r frage. Quelques-unes de ces querelles éclatèrent pour d'assez frivoles motifs et prirent des dévelopr pements hors de toute proportion avec Toccasion qui les fit naître. Lorsque, las de combattre, Heine voit poindre dans son cœur des dispositions nout velles à la mollesse et au pardon, il s'excite IuIt même et pour cela, afin de bien régler ses comptes et de n'oublier personne, il dresse une liste de tous ceux qui ont voulu le blesser*. Bien plus, il tient cette liste ouverte au compte de ses amis ; il s'engage à tirer sur tous les ennemis qu'on lui iur^ diquera. Cela devient du condottiérisme littéraire* « Voulez-vous, écrit-il à M. de Varnhagen, m'en-r voyer votre liste de proscription ? Je . suis tout à vos ordres ^ » M. de Varnhagen. le. remercia .en

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