‹ Nouvelles études morales sur le temps présentChapitre 32 sur 36 · Ciorrespotid a nce , ' 2*. série, p*. » U · texte numérisé non relu

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jorité des hommes a vécu dans la misère, et n'i . vatt d'autres consolations que celle» de la relig^ du ciel. Hais les progrès de l'industrie et des scieiipi| économiques permettent désormaii ée tir^ hommes de leur misère matérielle ^ de les

are heureux sur la terre...yousme^mprenez..,.i Nous aussi, nous comprenons. Le^itH^dtre universel , d'est la grande idée de HeineV ^sAle qu'il poursuit quand il veut être philosophe ou pditique, et qu'il cesse, à notre 4étrimept, d'éta*e poêtci. Du reste, la grande idée sefile importe ; les mcpni^ n'importent pas. Aussi Henri Heine ^t-il foit in* différent aux formes politiques, lesquelles ne sept & ses yeux que des moyens, < que ce soit monarchie ou république, aristocratie ou mbm absolu^ tUmé (je n'ai aucune aversion pour ce diUfer). > Et il ajoute qu'en scindant ainsi les questions on peut calmer les scrupules de la censure. Il engage ses disciples à laisser là toute discussion politique. Qu'ils s'enferment dans la discussion des principes religieux et moraux. Là on ne pourra les arrêter « sans annuler la liberté protestante de pensée et de jugement, et dès lors on pourrait compter sur l'assentiment deis philistins. » D'ailleurs il ne lui échappe pas que le principe religieux et le principe moral se tiennent de près : t La morale n'est que la religion qui a passé dans les mœurs. Silareligion dupasse est àl'état putride,

la morale sentira aussi mauvais. Nous voulons une religion saine, afin que les mœurs s'assainissent aussi et soient mieux fondées que maintenant, où elles n'ont d'autre base que l'incrédulité et une hypocrisie vermoulue. » Il se déclare l'ennemi né du déisme juif-mahométan-chrétien. Lui seul a le mot d'ordre de l'avenir. « Je sais qui je suis. Dernièrement un de mes amis saint-simoniens a dit, en Egypte, un mot qui m'a fait rire et qui pourtant a un sens fort sérieux : c'est que j'étais le premier Père de l'Église des Allemands *. »

Le voilà Père de l'Église, grand-prêtre de la religion nouvelle, révélateur, apôtre. Il mérite bien d'obtenir quelques privilèges, un entre autres qu'il réclame pour tous les grands hommes voués au service des grandes causes, c'est d'être dispensé des arrêts absurdes de la morale vulgaire et d'être placé au-dessus de la loi conmiune ^.

Tout en faisant la part de l'ironie qu'il faut toujours faire dans ce que le poète railleur écrit de l'air le plus convaincu, nous avons là de singulières révélations. Il semble bien que la politique de lîeine est le contraire d'une politique libéralQ, puisqu'il s'arrange aussi bien de l'absolutisme que des autres systèmes de gouvernement. Il est d'ailleurs assez clair que le but du réformateur (si ce

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