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PRÉFACE XXVII

Il ne le croyait point. Non qu'il fùl, encore une fois, hostile au progrès, ni qu'il jugeât la philosophie achevée et fixée comme en un catéchisme officiel; mais il avait des doutes sur la valeur des démonstrations et des craintes sur leurs résultats. En serait-il donc de la philosophie et de la morale comme de la médecine, dont on dit couramment que celle d'il y a trente ans ne compte plus, et qu'on a tout changé, les remodes, et probablement aussi les maladies? ou comme de la littérature, dont les productions antérieures à ces vingt-cinq dernières années sont entachées de rouille et de moisissure, et hors de la beauté et du goût, parce qu'ils sont hors de la mode? M. Franck n'avait pas deux façons de poser ni de résoudre les problèmes de la vie et ceux de l'univers. Cela simplifiait beaucoup sa philosophie. Il n'y voulait ni tant de finesses, ni tant de réserves, ni tant d'obstacles accumulés, ni tant d'échappatoires. C'était un croyant à sa façon ; il pratiquait sa philosophie comme on pratique une religion, pour les bons effets qu'on en doit attendre, autant que pour les lumières qu'elle projette sur le monde. Il ne trouvait pas cet état contradictoire avec les exigences de la raison la plus libre, puisqu'il y était arrivé

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