Ecclfs. ch. IX, V
TRAITK DES BERAKIIOTH 85
sages qui, même après leur mort, sont considérés comme vivants. Et les morts qui ne savent rien, ce sont les impies qui, durant leur vie, sont déjà considérés comme morts. » Ce récit fait involontairement penser à un passage de l'Évangile. Un disciple de Jésus lui demandant la permission d'aller ensevelir son père, Jésus lui répondit : « Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts*. » Ici également, les morts sont les incrédules et les impies; les vivants, ceux qui ont ouvert les yeux à la vérité. Maïmonide et Spinosa ont entendu les paroles de VEcclésiaste dans un autre sens. Pour eux, ceux qui ne conserveront aucun sentiment après la mort, ceux qui mourront tout entiers, corps et âme, ce sont les hommes du commun, r&<^tés étrangers aux hautes spéculations de la pensée ; au contraire, ceux qui auront connu la vérité philosophique, qui auront atteint la pure région des idées éternelles et universelles posséderont le don de l'immortalité I
Voici un autre point de ressemblance entre le Talmud de Jérusalem et l'Évangile. C'est une parabole qui, sans avoir tout à fait la même conclu-