N* 609. Le mot collyre esi dans le texte hébreu
C'est surtout la propreté que le Tamuld recommdnde. Le vice opposé lui paraît être la source de toutes les maladies qui s'attaquent à Thomme et aux bêtes. II pousse l'exigence sur ce point jusqu'à déclarer digne de mort le disciple des sages j c'est-à-dire le docteur de la loi qui a une tache sur ses vêtements. »
Les règles d'économie domestique prescrites par le Talmud ne sont pas moins primitives que ses règles d'hygiène, et paraissent peut-être plus contestables. II faut diviser sa fortune en trois parts, dont la première sera placée en biens fonds, la seconde dans le commerce, et la troisième sera conservée en argent comptant. — Il faut dépenser peu pour sa table, un peu plus pour ses vêtements et réserver les dépenses les plus fortes pour sa demeure. Ce conseil revient souvent, et, comme pour le justifier, le Talmud nous dit : € Il y a, pour l'homme, trois sujets d'orgueil : une belle demeure, une belle femme (la demeure avant la femme), et de beaux vêtements. » Dans l'état actuel du monde, il trouve le commerce plus avantageux que le travail de la terre; mais un temps viendra, s'il faut l'en croire, ou tous les hommes se consacreront à l'agriculture
Ce sont des savants, des théologiens ou des moralistes qui rédigent des sentences et des préceptes comme ceux qui viennent de passer sous nos yeux et que nous avons pu réunir en un corps de doctrine. Il n'en est pas ainsi des proverbes qui s'y trouvent mêlés. Ceux-là ont une origine purement populaire. On ne peut les rapporter ni à une date ni à un nom propre; ils sont Tœuvro de tout le monde et semblent avoir toujours existé. Ceux que nous allons citer suffiront à montrer que les pensées de cette nature sont les mêmes chez toutes les races et à toutes les époques; parfois même elles se traduisent par les mômes expressions.
Pour le proverbe français : « Il faut battre le fer tandis qu'il est chaud, » le Talmud en a deux: « Pendant que le feu brûle, coupe ta citrouille pour la faire cuire » ; « Quand le bœuf est par terre, aiguisez vos couteaux ».
Nous représentons le faible aux prises avec le fort sousTimage du pot de terre se heurtant contre le pot de fer. Le Talmud se sert de la mùme image, en lui donnant plus de développement : « Si la pierre tombe sur la cruche, malheur à la cruche. Si la cruche tombe sur la pierre, mal-
heur à la cruche. De toute façon, c'est la cruche qui souffre. »
Nous disons que les murs ont des oreilles; le Talmud met celte locution proverbiale au singulier et la complète par une locution analogue : € La roule a des oreilles, le mur a des oreilles ».
Nous disons : « Manger Thuître et jeter Fécaille » ; le Talmud nous offre deux équivalents : « Manger la datte et jeter le noyau ; manger la grenade et jeter l'écorce. »
Au lieu de notre proverbe : « L'occasion fait le larron, » le Talmud nous offre celui-ci : « La brèche invite le voleur » .
Nous disons que le silence est d'or et la parole d'argent; le Talmud met moins de différence entre les deux : « Si la parole vaut un séla^ , le silence en vaut deux ».
Au lieu du charbonnier, qui, selon nous, est maître chez lui, le Talmud met le tisserand.
Le Talmud contient aussi des proverbes que nous n'avons pas, celui-ci, par exemple : « Ce n'est pas la souris qui vole, mais son trou », ce qui signifie qu'il n'y aurait pas de voleurs sans les receleurs. Un autre proverbe : « Le chien