Exode, ch. xxxii
des cultes proscrits par le législateur et par la tradition patriarcale. Le livre des Juges nous en donne l'explication lorsqu'il dit : « Alors, il n'y avait pas de chef en Israël et chacun faisait ce qui lui semblait bon. » Si Jéhovah, selon M. Havet, finit par se dégager des formes idolâtriques qui le représentaient d'abord et par acquérir le rang d'un dieu plus puissant, plus redoutable et meilleur aussi que tous les autres, il n'a jamais cessé d'être un dieu national, le père et le protecteur d'Israël, qui n'exclut pas l'existence de divinités moins dignes de respect, qui ne présente pas à notre esprit l'idée que nous nous faisons d'un Dieu unique, universel. M. Havet croit que le peuple hébreu a bien pu atteindre au monothéisme du cœur, mais non pas au monothéisme de l'esprit *. Les textes qui le combattent sont si nombreux qu'il est impossible de les citer tous, ni môme la plus grande partie ; mais en voici quelques-uns dont le sens est si clair qu'il défie toute contestation :
« Écoutez Israël, Jéhovah notre Dieu, Jéhovah est unique*. » « Reconnaissez maintenant que