Levitique,lXIX
ment l'amour du prochain en général, c'està-dire de tous ceux qui vivent près de nous, ne renfermerait-il rien de plus que l'absence de la haine? Puis, voici un passage qui met fin à tous les doutes : « Que l'étranger qui demeure au milieu de vous soit à vos yeux comme l'un d'entre vous qui est né dans le pays ; vous l'aimerez comme vous-même, car vous avez été étranger sur la terre d'Egypte* ».
On lit dans ces mêmes livres des expressions de tendresse qui, d'abord restreintes aux rapports de Jéhovah avec Israël, sont entrées plus tard dans la langue courante du christianisme et ont été appliquées aux rapports de Dieu avec l'humanité, unie elle-même avec le Verbe. Jéhovah n'est pas seulement l'Être invisible dont le premier article du Décalogue interdit toute représentation; il n'est pas seulement « le Dieu des esprits qui animent toute chair ^ », il est le père de son peuple, Israël est son fils aîno, dont il a fait son pontife, vSon représentant sur la terre^.
Mais il est vrai que ces croyances et ces lois