Nombre, XVI
3. Exode, IV, 23; XIX, 6. « Vous serez pour moi un peuple de prôlres ».
prennent un caractère plus impérieux, plus exalté aussi dans le Deutéronome. Là, toute forme religieuse étrangère au monothéisme est absolument proscrite. Jéhovah seul est Dieu, il n'y en a pas d'autres avec lui. Il rappelle que sur le mont Sinaï sa parole s'est fait entendre, mais qu'il ne s'est manifesté sous aucune forme. S'il est jaloux (le son peuple, c'est par amour, comme un père l'est de son enfant. Si on l'abandonne pour un non-dieu, il se choisira aussi un peuple d'emprunt qui lui restera indifférent, « un non-peuple». Ce n'est pas assez qu'on lui obéisse, il veut qu'on lui rende amour pour amour.
« Tu aimeras Jéhovah, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces^ ». Plus de créature humaine vouée à la mort ou frappée d'anathème pour apaiser un Dieu vindicatif et irrité, le plus sûr moyen de lui plaire et d'exécuter ses commandements, ce sera d'aimer son prochain. « Il n'y aura pas do nécessiteux parmi vous; »^ une parole qui serait i^egardée aujourd'hui comme une maxime socialiste et révolutionnaire. Si ton frère, tombé dans la pau-