Chapitre v
là, dit Jérémie, on ne dira plus : les pères ont mangé du verjus, et les enfants en ont les dents agacées; mais chacun mourra pour son propre crime; celui qui aura mangé du verjus, celui-là aura les dents agacées *. » Ezéchiel* se sert de la même métaphore pour exprimer la même pensée ; mais il ne se borne pas à nier la réversibilité du mal, il se prononce également contre celle du bien. Lorsqu'un juste, fait-il dire à Jéhovah lui-même, a donné le jour à un fils violent qui verse le sang, qui souille la femme de son prochain, qui opprime le faible, qui s'enrichit par la rapine et le vol, qui lève les yeux vers les idoles, qui prête à intérêt, ce fils ne vivra pas, « qu'il meure, que son sang retombe sur lui^I » «Le fils, ajoute-t-il, ne porte pas la faute du père, et le père ne porte pas la faute du fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » Mais on ouvre au méchant la voie du repentir. Qu'il revienne de ses péchés, qu'il pratique la justice et la charité, alors il vivra et ne mourra pas, et ses péchés seront oubliés. « Car je ne veux point la mort du méchant,