Ibid
dit Jéhovah, qu'il revienne de ses voies et qu'il vive! »
Devant cette aflirmation absolue du libre arbitre et de la responsabilité personnelle de rhonime, on est naturellement conduit à se demander quelle place tient le dogme de la chute dans l'Ancien Testiiment. Comment, niJérémie, ni Ezéchiel, ni aucun prophète venu avant ou après eux ne s'est-il rappelé nos premiers parents expulsés du Paradis terrestre après avoir encouru, par leur désobéissance, la malédiction de Dieu? M. llavet remarque, avec raison, que ce récit de lu Genèse ne reparaît plus dans la Bible. « Il n'y est pas reparlé une seule fois, dit-il ', du Paradis, i)erdu par la faute de la femme et celle de rhomm(* et par les suggestions du serpent ; cette croyance, qui est devenue fondamentale dans le christianisme, paraît n'avoir eu aucune importance dans la religion des anciens Juifs. » Rien n'est plus vrai. Si quelquefois, chez les prophètes, il est question du jardin d'Eden et si Ton présente métaphoriquement la loi comme Tarbre de la vie, jamais il n'est fait allusion au serpent, à l'arbre de la science, et à la défense de cueillir