Math., ch. XXIII, v
tive propagande, les auteurs du Talmud, qui sont les continuateurs du pharisaïsme, l'ont parfaitement comprise : c C'est, disent-ils, la dispersion d'Israël qui a été son salut, car il est impossible de détruire ce qui est disséminé aux quatre coins du monde* ».
Ainsi le même fait que certains théologiens chrétiens, sans tenir compte de l'époque où il a commencé, ont pris pour un châtiment de Dieu, les théologiens du judaïsme le présentent comme une marque de la divine faveur et comme un résultat de la sage prévoyance des hommes.
Si le rôle politique des pharisiens est remarquable à plus d'un litre, celui qu'ils ont rempli comme parti religieux, comme école d'enseignement moral et théologique, l'est bien davantage. Ce serait manquer à la vérité historique et falsifier arbitrairement plusieurs passages significatifs de l'Écriture que de dire avec quelques critiques à outrance que le judaïsme leur est redevable de ses croyances spiritualistes, notamment de la foi en une autre vie. Mais il est vrai que les croyances dont nous parlons n'existent
1. Je ne mets pas en doute Texactitude de M. Cohen, et cite le d'après son livre, tome II, page 157.
#!#; ff^'tutéz 4M n^tu^ uu voik riiytbolofnqoe. Ce aoot kïii |rtfiiriitM;ri4 qui ie^ ont ^J^ireloppées, qui les ont iU'fiUié^f qui ^;h ont rf:vHnfr» d*une forme sinoo ni/?hf|f|jyiiir|u^f, 'lu rnoini» dogmatique et précise, r^l^iih; rl^; U'M tixHr tUiUH li^ e^^prit». Ils ont affirmas la r^!Mijrn!/;tion df:H corfM, rimmortalité des hnwn, U'A |H!ifM*H cl I<;h r6'Xim|)enses d*une vie à v<Miir, utui luniicAi divine qui les répartit entre les lioninieH huivanl leur mérite/ et leur culpabilité. VmhuuwuI fiVloriner de la diderencc qui sépare les tenqm purenienl l)il)li(|ueH do celui des docteurs? Une religion enl une puissance vivante, et tout ce (|ul vil HO nieul, se dévelo|)|>o el se transforme. Il n\y H pas, qu(«l(|uo énergie que l'on nielle à aflir* nier In ennirains une seule religion qui soit restée ahsolunienl la mi^ine ù toutes les époques de son liJMloiiv, Une ivligion devenue immobile dans ses d(^mesi dans sa discipline, dans son organisation eviOrieinv, est bien pi\\s de sîi tlécadenee. Voilà (HMumont runtiquo ivligion îles Hébreux est de- \\Mmo Hvw le temjKs une ivligion spiritualiste, et ^"^^ M^d los pharisiens qui ont le plus contribué, en \leh\MN du ohrlstianisnuN à lui imprimer ce
Il leur eût été difficile, même dans la forme, d'apporter quelque changement aux principes sur lesquels l'Écriture fait reposer la morale. « Aime Dieu par-dessus toutes choses, et ton prochain comme toi-même, dit Jésus, voilà la loi et les prophètes. » En effet, on lit dans le Penlateuque : € Tu aimeras ton prochain cx)mme toi-même. » — « Tu aimeras TÉternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces*. » Les prophètes ne se lassent pas de répéter ces deux préceptes, et les docteurs pharisiens, comme le fondateur du christianisme, les répètent après eux. Mais que d'heureuses applications, que de sages et généreuses maximes ils ont su en tirer 1 En voici quelques-unes, tirées presque au hasard d'un recueil, le Traité des Pères, qui fait partie de la Mischna : « Que l'honneur de ton prochain te soit aussi cher que le tieni » — t Fais pénitence un jour avant ta morti » (c'est-à-dire tous les jours, puisque le jour de notre mort nous est inconnu). — € Los torts que nous avons envers notre prochain. Dieu ne nous les pardonnera que si nous les avons d'abord réparés et si nous sommes