Léritique, XIX, 18; Deulér., VI
réconciliés avec ceux que nous avons offensés. » — € Celui qui fait rougir son prochain en public^ n'a point part aux félicités de la vie future. » — € La récompense de la vertu, c'est la vertu ellemême; le salaire du vice, c'est le vice. »
De toutes les sentences pharisiennes qu'on peat recueillir dans laMischna et le Talmud, il n'y en a pas de plus remarquable que celle-ci, attribuée à Nochanan ben Zakkai, le restaurateur des études sacrées après la ruine de Jérusalem : « Les justes d'entre les nations païennes ont part aux récompenses de la vie future*. » C'est la revendication de la tolérance même au delà de la mort.
Sur la question du Messie, une question capitale pour le judaïsme comme pour le christianisme, les pharisiens étaient loin d'être d'accord. Pour le plus grand nombre d'entre eux, le Messie devait être un homme, un descendant de la dynastie de David, appelé à rétablir le peuple de Dieu dans la possession de la Terre-Sainte et à accomplir les autres promesses faites par les prophètes. Le Messie, fils de David, devait avoir un
1. En hébreu, il y a pa/tV, mais avec le sens que nous atlachons au mot rouoir.