‹ Nouvelles études orientalesChapitre 98 sur 99 · Proverbes, ch. viii, v · texte numérisé non relu

Proverbes, ch. viii, v

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; kunain. la «apérkînti^ ori^neUe de Fesp

4 hniLàlutt sor tûotes les esiiêaes animafes.

j AiTriCiOS-iiûas on peu îd, et totoos ce que

iLf'.ffaIr:. la justice, la charité, la dignité hainai

ont e&^ aux enseî^^nements de Tathéisme.

nio} dtais toot à rfaeure Hobbes, qui ne t

j dam i iioamie qu'une bëte féroce et ne oonç

pets d'autre moyea de le soustraire à ses instim natureU que le despotisme, Toppression des p sonnes et des consciences. Au nom de Hobbes pourrais ajouter celui de Bentham qui, voja r dans régoisme, dans Tamonr de soi, dans Tamc

% du bien-^tre, l'unique mobile de nos action

1 condamne comme une chimère et même conu

V ■ un danger social tout sentiment désintéress

*? toute pensée d'abnégation et de dévouement.

pourrais vous parler aussi d'un philosophe al mand, athée comme les deux Anglais que viens de nommer et dont sinspire une certai partie de noire littérature, le grand et ténèbre^ Schopenhauer. Pour celui-là rien n'existe que mal, et la place de Dieu est occupée par je ne ss quel artisan mystérieux et incompréhensit d'illusions et de douleurs. Au sentiment dudevo à l'amour mutuel et au mutuel respect des an:

L*IOéE DE DIEU DANS L'hISTOIRE 399

humaines, cet implacable rêveur substitue la pitié, sans songer que nous avons également pitié d'un chien qu'on maltraite, d'un âne qu'on surcharge, d'un insecte qu'on écrase. Mais j'aime mieux porter votre attention sur un moraliste encore vivant, qui passe pour le plus grand philosophe, le plus grand psychologue, et, pour parler la langue d'aujourd'hui, le plus grand sociologiste de notre siècle, c'est-à-dire le plus grand théoricien de Tordre social. Il s'agit de M. Herbert Spencer, le véritable inventeur, après Diderot et Lamark, du système transformiste ou évolutionniste auquel Darwin a attaché son nom, et selon l'opinion la plus accréditée, la personniGcation accomplie de la science contemporaine, de' la science moderne, ou tout simplement de la science.

Sans se dire positivement athée, Herbert Spencer l'est de fait, car il ne donne dans son système aucune place à l'idée de Dieu. Pour lui, l'univers est le produit fatal d'une force aveugle qui obéit auxseules lois de la mécanique. C'est celte force qui a donné naissance aux phénomènes de la vie et de la pensée, comme à ceux de la nature brute. L'humanité est sortie du règne végétal et du règne minéral. L'espèce humaine se développe ou plutôt

se transforme, comme les espèces inférieures, p; l'hérédité et par la sélection sexuelle, c'est-à-di par Tunion successive des individus les pli forts, les mieux conformés, les plus propres à développer, et par la destruction plus ou moii lente des êtres moins favorisés. Les qualités q distinguent les premiers se conservent et se pe fectionnent par l'hérédité. De là, cette règle de ce duite proposée par M. Herbert Spencer à la s

; ciété. Il faut laisser périr comme des bôl

immondes les faibles, les infirmes, lesincapabh c'est-à-dire les pauvres et les malades, les mal droits et les malheureux de toutes les catégorie Car à quoi servent-ils? Uniquement à empêch les effets de la sélection, à faire obstacle aux pr grès matériels et intellectuels de l'humanité, ( tout au moins d'une nation en particulier, à corrompre, à l'abêtir, à l'appauvrir. La chari enseignée par le christianisme et par l'Ancien T( tament, la philanthropie recommandée par la pi part des philosophes est une funeste erreur; po être entièrement dans le vrai, il faudrait l'appel un crime.

Tel est, messieurs, la dernière morale mise i jour par l'athéisme, par l'athéisme scientiDqu

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