‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 10 sur 65 · SAS · texte numérisé non relu

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document B, il était question d’une pièce concernant les affa

res juives cherchée et trouvée par Darius. M. Kosters admet la

conséquence. Mais tandis qu’il rapporte au document B le pas:

sage où la pièce est présentée comme un décret de Cyrus auto-

risant la reconstruction du temple (VI 3-5), il ne se permet pas >, la moindre conjecture sur les données que pouvait renfermer à

cet égard le document A, où, d’après lui, il ne pouvait encore être question de l'intervention de Cyrus. De la nature et de la

teneur de l'écrit dont il s'agissait dans ce dernier document

“ nous né savons rien », dit-il.

Il n’est pourtant pas ni difficile d'arriver à en savoir quel- ie que chose. D'après le document À c'est uniquement au sujet

du temple que les satrapes ont écrit au roi ; c’est encore l'affaire

du temple qui fait l’objet exclusif de la réponse de Darius. I

est de la dernière évidence que la pièce cherchée et trouvée par Darius à Babylone ou à Ecbatane doit avoir eu un rapport

bien défini avec la question qui était à l’ordre du jour. Il est.

tout aussi certain que la pièce devait avoir un caractère officiel ; sinon on n'y eût pas attaché tant d'importance. Elle ne pouvait cependant dater du règne de Darius ; dans les premières années de son règne, il n'y aurait pas eu Las de rechercher un document émané de lui. Or au v. 1 il est dit qu'on chercha dans les

archives ; au v. 2 il est dit qu'on trouva un rouleau, et géné- : ralement on ne trouve qu'après avoir cherché ; ainsi, qu'on. rapporte au document A le v. 1 ou le v. 2, il est sûr que d’après

la relation de ce document on a fait, au commencement du règne de Darius, des recherches touchant des actes officiels

qui concernaient le temple de Jérusalem et qui devaient être … antérieurs au règne de ce roi. Rappelons-nous à présent que, toujours au rapport du document À, la réponse de Darius fut. entièrement favorable aux Juifs (VI 6-15). Il n'est donc pas. douteux que la pièce mystérieuse dont parlait notre document QE et que Darius désirait tant revoir, sans doute pour y puiser les. motifs de la décision à prendre, était également favorable aux | ss Juifs. Quel peut avoir été le prédécesseur de Darius dont, le tue

règne fut marqué par des faveurs officielles accordées aux

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Juifs touchant la restauration du temple ? Non pas Cambyse (1), n1 le pseudo-Bardiya ; on ne peut songer davantage À aucun des monarques babyloniens. Il ne reste que Cyrus. Le prétendu document À qui fait commencer les travaux au temple de Jérusalem sous le règne de Darius (V 1-2), avait donc sans aucun doute connaissance d’une intervention de Cyrus dans l'entreprise de la grande œuvre. L'examen des premiers versets du ch. VI comme celui des versets 1-2 du ch. V, nous conduit à la conclusion que les travaux commencés sous Darius n'étaient à la rigueur qu’une reprise ; les deux passages se répondent parfaitement.

Quant au rapport à établir entre les vv. 1 et 2 du ch. VI, c'est se montrer d’une rigueur exagérée, d'attendre du narrateur l'explication détaillée de toutes les circonstances, même les moins dignes d'intérêt, des faits qu'il raconte. En disant qu'on fit dans les archives de Babylone une enquête touchant un document officiel qui se retrouva à Ecbatane, il ne crée pas à la critique un bien redoutable problème. Il était à présumer que le décret royal dont se prévalaient les Juifs était déposé dans les archives de la grande ville qui, du moins pendant les premières années de ia conquête, devait être restée le siège de l'administration pour les affaires des peuples soumis à l’ancien empire. Tattenaï et son collègue font donc chose toute naturelle en priant le roi d'ordonner une enquête à Babylone (V, 17) et Darius lui-même devait s'attendre à trouver là les renseignements désirés. L'auteur qui mentionne la trouvaille faite à Ecbatane ne pouvait en juger autrement. La double mention d'Ecbatane et de Babylone n’est donc en aucune façon à considérer comme indice d’une double version. Il est à penser que ce furent précisément les recherches faites à Babylone qui amenèrent la découverte du document dans l’ancienne capitale des Mèdes, résidence d'été des souverains persans. Les bouleversements et les troubles dont l'empire avait été le théâtre au cours des dernières années, la confusion même qui

(1) Zorobabet, p. 59.

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accompagne toujours les travaux d'organisation noavolles et | qui dut se produire aussi aux premiers jours de la conquête, Va offrent une explication très naturelle des difficultés que l'on.

put éprouver à retrouver l’édit relatif au temple de J érasalem.… \

Mais la manière dont les recherches furent conduites et menées | à bonne fin n'avait aucun rapport avec les événements dont. s'occupe le narrateur biblique et personne ne peut lui en vouloir de n'avoir pas mêlé de semblables détails à son récit.

3° Le brusque passage de l'énoncé du décret de Cyrus aux

termes de la réponse de Darius, ch. VI v. 5, 6, sil est à, ii

imputer à l’auteur (1), accuse sans doute une concision d'un

goût très douteux. M. Kosters soutient la possibilité de lacunes es e :

dans notre texte (2); pis -être pourrait: on en reconnaître une k en cet endroit; nous n’y faisons pas opposition. Mais on est d'autant moins autorisé à y voir la preuve que la relation | araméenne offre un mélange de documents divers, que n1 au

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