‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 22 sur 65 · MEL PES · texte numérisé non relu

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seconde émigration se rapporte à l'époque de la destruction de la ville sainte par l’armée babylonienne.

La solution proposée par Renan n’est pas mieux fondée que celle que nous venons d'entendre. Ewald et Kuenen corrigeaient la date indiquée au v. 28 et en arrivaient ainsi à joindre chronologiquement la première déportation dont il est question dans le passage de Jérémie, à la seconde. Renan, au contraire, corrige la date du v. 29 et préfère rapprocher la seconde déportation de la troisième. « La seule manière, dit-il, de lever les difficultés de ce passage est, selon moi, de lire 231 D°n%

(en lan 22) ou lieu de nb 52% (en l'an 18), correction

paléographiquement très admissible. Les deux dernières trans-

portations ont lieu ainsi à un an de distance, et n’en font qu'une, la première d'Hiérosolymites (sic), la seconde de Judéens » (1). On voit que l’antithèse signalée par Kuenen entre les Judéens

du v. 28 et les Jérusalémites du v. 29 se trouve ici transposée

entre ces mêmes Jérusalémites et les Judéens du v. 30. Cependant la conjecture de Renan semble en elle-même beaucoup

moins acceptable que celle de Kuenen ; en l'an 22 de Nebukad-

nesar il n'y avait sans aucun doute plus guère de Jérusalémites! On ne s'explique pas non plus quelles circonstances auraient occasionné la double déportation des années 22 et 23 du roi de Babylone. Contre l'hypothèse de Renan nous faisons valoir la remarque déjà faite plus haut ; de même que le tableau des vv.

28-30, vu son objet, devait renfermer la mention des événe-

ments de 597, de même il est impossible que dans l'énumération des envois successifs d'exilés en Babylonie, 1l n'ait tenu aucun compte de la transportation qui eut lieu en 586, date de la des-

truction du royaume de Juda et de la ville sainte (2). — Ajou-

. (1) Histoire IIT, p. 361.

. (2) Le fait qu'aux vv. 29 et 30 les dates sont indiquées en termes qui se répondent exactement (en l'an 18 de Nebukadresar, — en l'an 23 de Nebuhadresar) pourrait servir de recommandation à l’idée que ces deux versets, plutôt que les vy. 28 et 29, doivent être joints ensemble comme se rapportant moralement à la même époque. En ce cas, s'il nous est permis d'ajouter une conjecture à celles

qui ont été émises touchant l’état du texte, nous préférerions proposer une modi-

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tons en passant que nous ne voyons pas de quel droit Renan

parlait de « difficultés » à lever dans notre passage. La dificulté qu'on y voit généralement, c’est le petit nombre de capüis …

qu’il énumère, en regard des données du livre des Rois et d'au-

tres passages de Jérémie, et cela aussi bien pour la 7° que pour

la 18° année du roi de Babylone. Or pour Renan cette difficulté n'existe point. En un autre endroit de son livre (1) il écrit,

après avoir sommairement rappelé les diverses catégories de la

population qui fournirent leur contingent à l'exil de 597, que

« selon un chiffre qui paraît ancien et authentique, cela faisait

un total de trois mille vingt-trois personnes ». Ce chiffre ancien et authentique est celui de Jér. LIT 28. Mais si le chiffre du w. 28 doit être accepté comme total pour la déportation de 597,

pourquoi le chiffre du v. 29 ne pourrait-il l'être pour celle de 586 ? « La donnée de IT Rois, XXIV, 16, est exagérée et con-.

tradictoire » ajoute Renan. Et les données du livre des Rois

sur la transportation de 586, sont-elles plus dignes de fo1? La vérité est que la donnée de II R. XXIV 16 ne porte aucun ; indice d'exagération et qu’elle n’est nullement contradictoire (2). Où l'on peut voir de l’inconséquence, c’est dans les commen-

fication au v. 30. Au lieu de su Ds 92 mwa ne serait-il pas possible qu’il y eût eu à l’origine

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