‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 27 sur 65 · SPA · texte numérisé non relu

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vos discours entre vous ; rendez des jugements salutaires dans. vos tribunaux ; que personne n’entretienne en son cœur des desseins mauvais contre son prochain ; ne prenez point plaisir à des serments de mensonge, car ce sont toutes ces choses-là que je hais, dit 4 éhova. — Et la parole de Jéhova des armées se fit entendre à moi et dit : ainsi parle Jéhova des armées : le jeûne du quatrième, et le jeûne du cinquième, et le jeûne du septième, et le jeûne du dixième mois, seront pour la maison de Juda changés en jours de bonheur et d’allégresse, en joyeux jours de fête ! Aïmez la vérité et la paix ! » : | Il n’est pas besoin de le dire, ce langage n'est point d'un prophète qui croit que le temps de malheur dure toujours: Zacharie tranche la question qui lui a été soumise dans le sens … de l'abolition des jours de jeûne : la seule raison d’une solution semblable, comme d'ailleurs la seule raison du doute qui s'était | produit, c'est que la restauration de la maison de Dieu mettait fin à l’ère des calamités que le peuple juif venait de traverser. Le jeûne du 7° mois, par lequel on célébrait le souvenir de la dispersion du reste de la nation en Égypte, n'avait, dorénavant, pas plus de raison d’être que les jeûnes du 4°, du 5° et du 10° mois ; il est supprimé avec les autres. Zacharie dans sa réponse approuve le raisonnement suivant lequel on s'était dit que, les désastres étant réparés, il n’y avait plus lieu de maintenir les mamfestations de deuil qui en rappelaient le souvenir. Au reste, il constate lui-même en termes formels le changement des conditions d'où il conclut à la suppression des jours de péniténce. Jéhova a châtié les pères qui avaient provoqué son courroux ; mais en ces jours il a changé son dessein ; désormais Jérusalem et Juda seront comblés de bienfaits ! [1 ne fera plus comme autrefois au reste de ce peuple, il lui rend en héritage la terre et ses richesses. Juda n’a plus rien à craindre, pourvu qu'il observe les lois de la justice et de la piété. — Nous le répétons, Zacharie proclame dans ce passage que le temps du châtiment in a pris fin.

2° Malgré cela, dans les chapitres I-VI nous lisons plus d'un #

passage où le prophète s'exprime comme si le châtiment durait

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toujours. M. Kosters l'a fait observer avec beaucoup de raison ; seulement, ayant surtout en vue d'établir que Zacharie considère comme futur le retour des exilés, il ne semble point avoir prêté une attention suffisante à l’ensemble des phénomènes de même genre que le texte présente et dont la considération conduit à un résultat bien différent du sien.

&) À propos de la prédiction de Zacharie touchant « les hommes qui viendront de pays lointains travailler à la construction du temple » (VI 15), M. Kosters demandait quel sens il fallait attribuer à cette prophétie, si elle était déjà accomplie pour une bonne part ? Les gens des pays lointains, c’est-à-dire les exilés, ne sont donc point retournés jusqu'ici, conclut-il. Mais Zacharie avait-il le droit d'attendre le retour des captifs avant la fin des travaux ? Au mois de Schebat de l'an 2 de Darius (Zach. I 7) le temple était en voie de construction ; en l'an 6 du même roi il était achevé. Comprend-on dans ces conditions la prédiction de Zacharie au sens où M. Kosters veut l’expli-

quer et dans les circonstances qu’il suppose ? Ce n’est pas tout ;

‘aux v. 12-13 il est dit, à deux reprises : « Et lui (/e germe, nom sous lequel est désigné Zorobabel, cfr. IIT 8), à bâtira le temple de Jéhova. » Maïs en ce moment il était en train de le bâur ! Quel sens faudra-t-il donner à cette prédiction-là ? Voir encore Ï 16 « ma maison sera bâtie à Jérusalem » ; encore une fois, “on la bâtissait.

b) Le châtiment de Babylone est envisagé comme imminent par le prophète ; M. Kosters l’a remarqué et il en conclut qu'à l’époque de Zacharie lui-même Babylone était encore la prison des exilés juifs, qu'il n’y avait pas eu jusque là de retour dans la mère-patrie. D’autres expliquent ces passages en les rapportant aux mesures que Darius se vit obligé de prendre pour dompter Babylone révoltée. C’est l'explication proprosée par Hitzig- Steiner (1) ; nous avions compris le texte de la même manière autrefois (2). Mais nous n’hésitons pas aujourd’hui à rejeter cette interprétation. La ruine de Babylone, pour le prophète

(1) Dre Zwôlf KI. Propheten, p. 341.

(2) Zorobabel et le second temple, p. 45.

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