‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 28 sur 65 · TR UE · texte numérisé non relu

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Zacharie, c’est le châtiment des nations qui ont dépouillé À le peuple de Jéhova (IL 11-12), c'est la destruchon des cornes. qui RAS ont dispersé Juda et Jérusalem (IT 1 ss.). Or ces invectives ne | peuvent se rapporter qu'à l'empire babylonien, à la Babylone et de Nebukadnesar, et non pas à la Babylone occupée parles | Perses ; ce n'étaient pas les Perses qui avaient dépouillé et … dispersé Israël. Le châtiment dont parle Zacharie est sans le FINE moindre doute celui qui fut infligé à la ville ennemie lors de la conquête par Cyrus, c’est un événement déjà accompli suivant VI 8; c’est alors que Babylone perdit sa domination et qu’elle devint la proie de ceux qui l'avaient servie (I 13). Remarquez que dans la vision de Zacharie, le temps qui précède la vengeance exercée par Jéhova contre les oppresseurs … de son peuple, est un temps de paix et de tranquillité; sen, dans la situation où se trouve le monde, n'annonce la délivrance du peuple captif (L v. 11, 12 s.). Ce langage se comprend très bien, au point de vue des impatientes aspirations de la nation juive, pour l’époque qui précéda la chute de Babylone et l'avènement de l'empire persan ; il ne se comprendrait pÉURIe ane pour une période prolongée jusqu'au règne de Darius: ilest trop évident, en effet, que la destruction de l'empire babylonien Re par Cyrus pouvait et devait être saluée par les Juifs comme - le plus terrible châtiment infligé aux auteurs de leur ruine. Il est très remarquable en outre que l'appel adressé à x Sion, en connexion avec la menace dirigée contre Babylone vn (II 10 ss.), se retrouve formulé en nc semblables Is. XLVIII 20, où il se fait entendre comme l'écho du triomphe de Cyrus. Voyez encore Is. LII 11. Il est certain aussi que , à Jér. LI 1 ss., c’est la destruction de l'empire babylonien qui est prédite et encore une fois, c’est à l’occasion de cet MU. ee que le peuple de Jéhova est invité en termes pressants à für La + de Babylone pour échapper à la ruine (1. c. vv.6-10, v. 45ss.). * Le passage de Zacharie est absolument parallèle à ceux d’ Isaïe ne et de Jérémie. | CNET Comment M. Kosters expliquera-t-il le lien étroit qui unit SE É: dans les passages en question de notre prophète, le jugement … # k

accompli sur Babylone et le salut de la nation (1 15 s. ; IT 1-4, 5-9, 10-17 etc.) ? Supposons que ni Cyrus n1 ses successeurs nalent jamais octroyé aux captifs l'autorisation de reprendre le chemin de Jérusalem ; que sous ces rois l'ère du châtiment n'avait point pris fin pour le peuple d'Israël ; que

Babylone soumise aux rois de Perse n'en restait pas moins la

prison des exilés et l’objet, à ce titre, de la haine des Juifs (1).

Quel sens faut-il donner aux menaces que profère Zacharie

contre « les nations orgueilleuses » qui ont mis le comble au deuil du peuple de Jéhova (I 15), contre les nations qui ont dispersé Juda (IT 4), contre Babylone (II 11) etc. ? Est-ce à l'empire perse que Zacharie s'attaque (2)? En ce cas il avait très mal choisi le moment pour annoncer la destruction immi-

nente de la nation ennemie et pour exprimer en accents

lyriques l'enthousiasme dont cette pensée le remplit (IT 14 etc.) ; on ne comprend pas que l'attente d'un événement aussi peu

vraisemblable eût été de nature à inonder de consolation et de

joie, l'âme de Zacharie (I 7). — Est-ce Babylone elle-même, la vassale de l'empire perse, qui est l'objet des imprécations du prophète ? Mais en quoi ou comment une nouvelle humiliation de la cité réduite en servitude, pouvait-elle hâter le salut du peuple Juif ? Babylone ne pouvait rien pour l'empêcher. C'étaient les souverains persans qui étaient désormais les arbitres du sort des nations: c'est de leur volonté seule que tout dépendait. Et pourtant c'est bien la chute du peuple oppresseur qui sera pour Juda le signal de la délivrance, Zach. I 15, Il Lss., 10 ss.

De même que nous avons entendu Zacharie prédisant la restauration du temple, alors qu’elle était en voie de s’accomplir, de même nous l’entendons ici annonçant la destruction de l'empire de Babylone par Cyrus, un fait accompli depuis 18 ans.

c) En comparant les chap. I-VI aux chap. VII-VIIT, on voit que ce qui est annoncé comme futur dans les premiers est

(1) Kosters p. 24 5.

(2) Wellh. X7. Proph., p. 174.

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supposé présent dans les deux derniers, sans quon puisse Nc

expliquer cette diversité par un changement survenu dans la

situation au cours des deux années qui séparent les deux discours. Au ch, I. v. 12 la colère de Jéhova contre Sion n'est pas encore apaisée ; les effets de sa miséricorde et de son pardon

se manifesteront bientôt (v. 16), les ennemis de Juda seront abattus (II 1 ss.); alors le peuple exilé reviendra dans la

patrie, on rebâtira le temple, etc. (I 16 s., II 10 ss.) Aux. ch. VII-VIIT tout cela est supposé accompli ; on vient deman= der au prophète si les jours de pénitence doivent être mainte-

nus, il répond qu'ils doivent être changés en joyeux jours de

fête (VII 3, VIII 19). Les anciens prophètes avaient prédit que

Jéhova sauverait son peuple des contrées de l’orient et de

l'occident, qu'il le ramènerait à Jérusalem : Zacharie félicite ses auditeurs d'entendre rappeler ces promesses par la bouche

des prophètes qui vivent au jour où le temple se relève de ses

ruines (VIII 7 s. 9) (1). Les pères ont été punis ; mais la justice «

divine est satisfaite, aujourd'hui Jérusalem et la maison de

Juda sont comblées de biens (VIII 14-15). Il est si vrai, ‘en

particulier, que les exilés sont revenus, que ce que le prophète ; prédit pour l'avenir, ce n’est plus le retour de compatriotes

retenus captifs en Orient d’où ils viendraient en foule travailler à la reconstruction du temple, mais {a conversion des gentils eux-mêmes au Dieu de Juda demeurant déjà à Jérusalem : Le

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