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Nous arrivons cette fois-ci encore, par voie indirecte, à la constatation du fait attesté par tous les documents qui se rapportent à cette époque de l’histoire : la restauration à laquelle Aggée et Zacharie prétèrent le concours de leur ministère prophétique, fut l'œuvre des Juifs rameñés de Babylone sous
le règne de Cyrus par Zorobabel et Jeschoua.
Nous sommes obligé de maintenir, comme conclusion de cette première partie de notre étude, le jugement que nous avions exprimé à cet égard dans notre dissertation sur Zoroba-
| bel et le second temple (1) : « Pour contester ou nier que l'avè- nement de Cyrus à Babylone fut le signal de la restauration
juive ; que sous ce roi et par un effet de sa faveur le peuple juif, délivré du joug de la captivité, commença à reprendre le chemin de la patrie ; que ce furent des colons revenus de Babylone sous la conduite de Zorobabel qui accomplirent à Jérusalem la grande œuvre de la restauration du temple ; pour
contester, disons-nous, des faits de ce genre quant à leur sub-
stance même...,1l faut commencer par supprimer les docu-
ments et supposer qu’à Jérusalem l'illusion ou le rêve prenaient
naturellement la place de la tradition et des souvenirs, la fable