‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 47 sur 65 · SO 465 68 38 8 445 | ERA · texte numérisé non relu

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DADO 2 (73) 43 13 370 | 73 43 332 sl

… Pour M. Elhorst et le P. Lagrange, comme d’ailleurs pour . les historiens en général (1), il semble que ce soit un fait élevé . au-dessus de tout soupçon, que le grand prêtre Jaddoua fut le : contemporain d'Alexandre le Grand. La tradition juive prétend . que ce fut Simon I, petit-fils de Jaddoua, qui eut l'honneur de recevoir le célèbre conquérant à Jérusalem. Nous n'avons aide d'attribuer à cette tradition plus de valeur qu'elle n’en mérite. Mais l'opinion qui met Jaddoua à la place de Simon, est-elle beaucoup plus sûre? Elle n'est garantie que par le . témoignage de Josèphe. Or la relation dans laquelle l'historien juif établit le synchronisme en question est entachée d'erreurs - considérables ; elle associe notamment d’une manière étroite à J addoua, comme contemporain d'Alexandre, un personnage, à : savoir Saneballat, dont le rôle ne tombe certainement pas à cette - époque. Nous nous demandons ce que vaut, dans ces conditions, le témoignage de Josèphe ? Nous admettons volontiers que de 538 à 332 l'espace est assez long pour six grands prêtres, “bien qu'il ne soit pas à proprement parler contraire aux lois communes de la longévité humaine ; mais nous serions disposé àen conclure, malgré Josèphe, que le sixième n atteignit pas la Mnbre de ces deux dates (2).

à o Waves ane Graetz Ts der Juden II b p. 221 s., d’après lequel

L ponies [aura été le gr. pr. en fonction en 330. … (2) Voir Véhémie et Esdras p. 76 (note).

Le P. Lagrange nous dit que l'autorité de Josèphe, pour la fixation de l’âge de Jaddoua, « est confirmée en ceci que le fils de Jaddoua, Onias (Ant. XI, 8.7), est d’après le 1% livre des Machabées (XII 7, 8, 20) le contemporain du roi de Sparte

Areus (309-265) ..…. » L'auteur est donc d'avis que ce fut Omias [

qui reçut de la part d’Areus le message dont 1l est question dans le livre des Machabées. Il aurait pu profiter de l'occasion pour prendre à son tour Josèphe en flagrant délit d’une bévue, valant à peu près celle d’Artaxerxès IT confondu avec Artaxerxès III, et celle de Saneballat séparé de son contemporain Néhémie par l’espace de plus d’un siècle. Josèphe en effet rapporte que ce fut Onias ILE, fils de Simon II, grand prêtre du premier quart du deuxième siècle, qui fut honoré des hommages d'Areus (1).

Voyons ce qu'il faut penser d’Areus et de son contemporain Onias. Nous sommes heureux de saisir cette occasion d'exprimer notre sentiment au sujet de la succession des grands prêtres du troisième siècle. |

On admet couramment que le grand prêtre auquel s’adressa le roi de Sparte, d'après 1 Mac. XIT 7, fut Onias I. Pourquoi ? Parce que, dit-on, l'histoire ne connaît qu’Areus I à Sparte qui puisse avoir posé l'acte en question (2). Or Areus I vécut de 309 à 265, et Onias II commença son pontificat plusieurs années après cette dernière date. C'est donc à Onias I qu'Areus doit avoir écrit; en con Apte Onias I, le successeur de Jaddoua, doit avoir vécu jusqu'après 309.

Seulement, il sera bon de noter aussitôt que les dontiéès sur

lesquelles ce raisonnement est basé, sont très incertaines. Pour trouver, dans la série des grands prêtres de l’époque grecque une date assez précise et assez sûre, nous devons descendre jusqu'à Onias IIT qui fut déposé en 175 et traîtreusement

assassiné peu de temps après à Antioche. Pour ceux qui le

précèdent (3), à savoir Onias I, Simon I, Eléazar, Manassé, Onias IT, Simon II, il est impossible de fixer les dates qui

Sÿ

(1) Ant. XII 4,10. — (2) Areus II mourut en 257, âgé de huit ans. — (3) Suivant lés indications de Josèphe dans ses Antiquités.

: on

marquent la fin ou le commencement de leur pontificat. Cepen-

dant Eléazar, d’après des récits bien connus, aurait été en rapport avec Ptolemée IT Philadelphe (284-247) ; Onias II aurait été contemporain de Ptolémée III Evergète (247-222).

Nous croyons que c'est vers la fin de son règne, et non pas au début, qu’Areus I doit avoir envoyé à Jérusalem la lettre mentionnée au premier livre des Machabées. Cette correspondance en effet est de nature à faire supposer, pour l’époque où elle eut lieu, un puissant courant de sympathie entre le monde hellénique et les Juifs. Or ces sympathies se comprennent

beaucoup mieux au cours du 3° siècle, notamment sous le règne

de Ptolémée Philadelphe, qu'à la fin du 4°, où elles n'avaient

. guère eu encore le temps de s'établir. Il semble d’ailleurs que

la démarche du roi de Sparte doive avoir été occasionnée par des circonstances toutes spéciales. On se l’expliquerait le mieux à l'époque où les villes grecques, et notamment Sparte, luttaient pour leur indépendance contre Antigone, fils de Démétrios. Antigone avait pour allié naturel, depuis son mariage avec Phila, la sœur d’Antiochus I (276) G), le royaume des Séleucides. Les villes de la Grèce, et le roi de Sparte en particulier,

__ recherchaient par contre l’appui de Ptolémée Philadelphe ; de fait, la politique égyptienne, pour faire échec à la puissance rivale des Séleucides, soutenait Areus contre Antigone. On

concevrait sans peine, dans ces conditions, qu'il y ait eu de la part d’Areus une démonstration d'amitié à l'égard des Juifs, qui comme lui, bien que sur un autre terrain, devaient former pour l'Egypte un précieux élément de résistance aux envahissements de la Syrie. C’est ce qu'Ewald a parfaitement reconnu (2). Ce savant n’hésitait pas à affirmer que le pontife visé 1 Mac. XII n’était autre qu'Onias IT, « mais, ajoute-t-il, au temps de sa minorité ». À notre avis, 1l n'est pas nécessaire pour main-

tenir l'identification proposée, de recourir à cette restriction

que le texte ne justifie pas et qui est d’ailleurs peu conforme

aux vraisemblances.

(1) Droysen Geschichte des Hellenismus IX 1843 p. 179. (2) Geschichte des V. Israël IV B (Zw. Ausg.) p. 276.

Pourquoi refuse-t-on de placer l'avènement d'Onias II plus haut qu’on ne le fait d'ordinaire, dans le 3° siècle ? Est-ce parce que son nom se trouve mêlé, chez Josèphe (1), à des récits qui se rapportent à une époque plus récente? L’historien juif raconte que le neveu d’Onias, un certain Joseph, obtint et garda, durant une bonne vingtaine d'années, du vivant de son oncle (2), la ferme des impôts en Palestine, sous le roi Péolémée Evergète, père de Philopator.

Tout d’abord le récit de l’écrivam juif touchant cette Ré de la ferme des impôts, manque absolument d'harmonie intérieure. Il commence par nous apprendre que Joseph, au moment où il fut investi de son office, était un jeune homme (S 2 s.), alors que son oncle Onias était au contraire un vieillard décrépit, tombant en enfance (S 3). Or Joseph resta en fonctions pendant vingt-deux ans (K 6), c’est-à-dire jusqu’à la fin de sa vie ($ 10). D'autre part il était devenu lui-même, pendant ce temps, un vieillard, si bien que l’âge l’'empêcha de se rendre - personnellement à la cour lors de la naissance d'un prince royal (S 7) let quil mourut, succombant sans doute sous le poids des ans, avant son oncle, qui vingt ans auparavant tombait en enfance (S 10)! |

L'encadrement donné à cet épisode témoigne d’une confusion plus grande encore. On vient de nous raconter au ch. III l'histoire de la guerre que Ptolémée Philopator et son successeur Ptolémée Epiphane eurent à soutenir contre Antiochus le Grand. La paix fut conclue et Antiochus donna en mariage à Ptolémée, sa fille Cléopâtre (IV 1). C’est cette Cléopâtre que nous voyons en effet figurer dans la suite comme reine et comme épouse du royal maître de l'intendant Joseph. Or Cléopâtre devint la femme de Ptolémée V Epiphane (205-181) en 193. Est-ce après cette date que commence la carrière du neveu d'Onias ? Que viennent donc faire ici Ptolémée Evergète père de Philopator, ef le grand mrêtre Onias IT (S 1 ss.) ?

Ce n'est pas notre intention de prétendre que l’histoire du

Q) Ant. XII, 4.

neveu d'Onias soit de pure invention. [Il nous semble que la mise en scène inattendue de Ptolémée Evergète prouve plutôt le contraire ; Josèphe aurait sans doute mieux arrangé son récit s 1l avait eu à le créer de toutes pièces ; il venait en effet lui-même de constater au paragraphe 3 du chapitre précédent que Ptolémée Philopator était le père de l'époux de Cléopâtre. Il aura appris dans la source dont il s'est servi, que le neveu du grand prêtre Onias retint pendant vingt-deux ans, sous le

règne de Ptolémée Evergète, la. ferme des impôts dans la Célé-

syrie. Il a voulu donner une place à cette intéressante histoire à la suite de son récit de la guerre contre Antiochus le Grand et Sest vu amené ainsi à y mêler bien à tort Cléopâtre. C’est encore et uniquement là, nous semble-t-il, qu'il faut chercher l'origine de la prétendue cession faite par Antiochus en faveur de son gendre Ptolémée, de la moitié des impôts en Célésyrie, Samarie, Judée et Phénicie. Il n’y a pas trace, dans la suite de l’histoire, d’un pareil partage ni d’un droit quelconque que le

roi d'Egypte aurait gardé sur les pays conquis par Antiochus.

Seulement Josèphe avait besoin de cette soi-disant dot de Cléopâtre pour expliquer comment son héros, le neveu d’Onias, put être chargé pour compte de l'Egypte, après la guerre contre Antiochus le Grand, de la ferme des impôts dans les contrées en question.

Nous n'avons donc à retenir de la narration de Josèphe que ce fait : le neveu du grand prêtre Onias garda pendant vingtdeux ans la ferme des impôts en Célésyrie, sous le règne de Ptolémée Evergète (247-222). Comme ce roi occupa le trône pendant vingt-cinq ans, c’est vers le commencement de son règne qu'il aura accordé au fameux intendant l'office dont 1l sut si bien tirer parti. S'il est vrai qu'Onias, au moment où son

neveu entra en fonction, était un vieillard, on pourra en con- clure que’son avènement remontait à une date déjà reculée. En effet Onias IT était un enfant en bas-âge (vArtos) à la mort de son

père Simon I, si bien qu'à en croire Josèphe, celui-ci eut pour

successeur immédiat, en attendant que son fils eût l’âge requis,

son frère Eléazar ; cependant l'oncle de Simon, Manassé, fut

encore grand prêtre avant Onias IT (1). — Ce résultat se trouve en harmonie parfaite avec celui auquel nous a amené tout à

l'heure la donnée du premier livre des Machabées, relative à la correspondance d’Areus avec le grand prêtre Onias.

En donnant à Onias II l’âge de trente-cinq ans vers 275, et en

fixant son avènement à cette date, nous pourrons faire descendre la durée de son pontificat jusque 235-230. L'espace compris entre cette date et l'an 175 sera occupé par Simon IT et Onias IIT (2). Nous respecterons très scrupuleusement, pour les prédécesseurs d'Onias IT, les limites fixées par le Pseudo-Aristée et par Josèphe, en admettant que Manassé, l'oncle de Simon I, revêtit la dignité de grand prêtre en 280, Eléazar vers l'an 300. Onias IT aurait eu, en cette dernière année, date supposée de la mort de son père, l’âge de dix.ans environ. Il serait peu probable sans doute, d'après ces données, que Simon I eût pu avoir un bien long pontificat ; il est cependant des auteurs qui, entre son avènement et la mort de Manassé, admettent un intervalle d’une soixantaine d'années (3). Dans tous les cas Onias [ pourra parfaitement être entré en fonction vers le milieu du quatrième siècle. — Encore en tout ceci ne tenonsnous aucun compte de ce « grand-prêtre des Juifs » Ezéchias, dont Josèphe ne parle pas dans ses Antiquités, mais qu'il nous présente ailleurs (4), dans un extrait d’'Hécatée d'Abdère (?, comme un pontife vénérable et aimé qui, en 312, à l'âge de 66 ans, accompagna Ptolémée I en Egypte. N’aurions-nous pas le droit d’intercaler Ezéchias entre Simon I et Onias I? L'opération serait moins arbitraire que celle pratiquée par les auteurs qui cherchent à se mettre d'accord avec Josèphe en intercalant, sans que Josèphe leur fournisse à cet égard le moindre indice, des anneaux purement hypothétiques dans la série des grands prêtres que nous offre Néh. XIT 10.

(1) Ant. XII 2, 4; 4, 1. Nous ne sommes pas renseignés sur la raison pour laquelle Manassé précéda Onias II.

(2) La manière dont Josèphe raconte l’histoire du neveu d'Onias Il ne lui laissait pas de place pour plus d’un grand prêtre entre Onias II et Onias IL.

(3) p. e. Kuenen G. v. I. II p. 282. — (4) C. App. I 22.

Nous nous sommes laissé entraîner assez loin de Néhémie

et de la date de sa mission. On n’allèoue aucune raison vraiment sérieuse contre notre conclusion, d’ailleurs conforme à l'opinion généralement reçue, que Néhémie fut envoyé à Jérusalem en 445, la 20° année d'Artaxerxès 1. Ajoutons encore aux arguments allégués plus haut à l'appui de cette thèse, une dernière considération. La lamentable situation que Néhémie trouva en Judée, la désorganisation dont il y fut témoin, ne Sétait certes pas introduite d’un coup ; elle devait tenir aux circonstances mêmes dans lesquelles on avait depuis longtemps vécu. La cause principale de la faiblesse et du désarroi de la communauté juive se trouvait dans les retards funestes qu'avait subis la reconstruction des murs de Jérusalem. Il était impossible que la colonie des rapatriés se maintint dans une forte cohésion, aussi longtemps qu'elle se voyait empêchée de former autour du temple un groupe compact et assez puissant pour se défendre, à l'abri de ses murs, contre toute immixtion étrangère. C’est pour ce motif que les voisins, sans témoigner du reste dans leur conduite extérieure aucune hostilité de caractère national, en affectant parfois, au contraire, à l'égard des Juifs et de Néhémie lui-même une attitude sympathique, cherchaïent par tous les moyens à empêcher Jérusalem de se relever ; c'est pour ce motif encore que Néhémie n’entreprend la réorganisation de la communauté qu'après avoir rebâti les murs ; c'est toujours pour ce motif qu'Esdras, plus tard, rendra à Dieu des actions de grâces spéciales « pour l'enceinte qu'il accorda à son peuple en Judée et à Jérusalem. »

Or le misérable état dans lequel la ville sainte se trouvait encore à l’époque de la première mission de Néhémie, remontait à l’origine même de la restauration. Les Juifs patriotes avaient bien essayé, à plus d’une reprise, de l'en faire sortir ; MAIS leurs efforts avaient à chaque fois échoué. À mesure qu'elle était reculée, l’œuvre devenait plus difficile à accomplir. Les conséquences fâcheuses qui devaient résulter de ces délais

pour l'autonomie relative et le caractère national du peuple juif, et qui avaient commencé, sans aucun doute, à se faire sentir de bonne heure, allaient s'aggravant de jour en Jour: L'éparpillement des familles au milieu de la population païenne ne favorisait pas seulement les mariages mixtes ; au point de vue politique elle était à la fois la condition et le facteur le : plus efficace de la prépondérance morale, ou du moins de l'importance toujours grandissante, de l'élément étranger. Néhémie, grâce à l'énergie extraordinaire quil déploya, orâce à la mission officielle dont il était chargé et à la dignité de peha dont il était revêtu, parvint sans trop de peine à surmonter tous les obstacles, à achever en peu de temps le relèvement des murs, à grouper et à réorganiser la commu-. nauté. Mais il est permis de se demander si ses titres ôu ses qualités personnelles lui auraient rendu la tâche relativement aussi facile, au cas où, avant son arrivée, les causes et facteurs de dissolution avaient pu exercer leur action, au sein de la colonie, durant un siècle et demi ? Nous croyons que non ; en 385 1l eût été trop tard pour mener à bonne fin l’œuvre entreprise par le peha juif, ou du moins pour l'exécuter de la manière dont 1l l’exécuta ; en 445 il était plus que tbe que N éhémie survint. | j

S 3. La réorganisation de la communauté juive Néx. IX-X et la répression des abus poursuivie par Néhémie lors de sa seconde mission en Judée (XIIT 4-31).

Dans leur état actuel et suivant la place qu'ils occupent dans le récit, les chapitres VIT 5 -VITI ss. du livre de Néhémie forment une section où toutes les parties semblent étroitement se tenir, et dont le cadre historique est aussi parfaitement indiqué ; c’est à l’époque du premier séjour de Néhémie à Jérusalem que les événements sont rapportés dans notre texte.

Jependant, au point de vue de leur composition littéraire, comme à celui de la succession historique des faits, les chapitres en question ont soulevé des problèmes intéressants et

Fe.

donné lieu à plus d’une hypothèse. Dans l'étude que nous allons en faire, nous commencerons par considérer le côté historique de la relation en réservant comme objet d’un examen ultérieur la question littéraire.

Nous avons hésité un moment sur l'ordre qu'il convenait de suivre dans la discussion du point de savoir à quelle époque et suivant quel enchaînement il fallait ranger les faits racontés dans cette partie du livre. Le lecteur se rappellera qu’au premier paragraphe de la présente section de notre étude, l'examen de la situation de la Judée et du peuple Juif au moment de

l’arrivée de Néhémie nous a conduit à des conclusions de

nature à faire présumer que l'assemblée de Jérusalem décrite

aux ch. VIIT ss. devait être maintenue à l’époque du premier

séjour du peha juif à Jérusalem. Nous nous sommes déjà permis, dans les pages qui précèdent, de supposer que cette présomption, conforme à l'avis commun, était conforme aussi à la vérité. Or nous voici placés devant deux théories, récemment émises sur ce sujet, et qui sont aussi contraires entre elles qu'opposées au sentiment que nous croyons seul fondé. La première, celle de M. Schlatter, prétend que le cadre historique des événements racontés Néh. VIII ss. doit être cherché au

début de la restauration juive, à l'époque de Zorobabel ; l’autre, celle de M. Kosters, soutient qu'il faut les ramener après la

première mission de Néhémie, à l’époque où le gouverneur

juif était arrivé pour la seconde fois à Jérusalem.

A ne considérer le rapport entre ces deux opinions qu'au point de vue objectif de l'écart plus ou moins considérable qui

les sépare du texte de Néhémie dans sa forme actuelle, il eût

semblé plus naturel et plus logique de soumettre d’abord à notre examen celle qui renvoie les chapitres VIIT ss. à l'époque de Zorobabel. Cependant la nature des arguments sur lesquels elles s'appuient, les conclusions qu'elles cherchent à justifier chacune de son côté, la connexion qu'’ellés offrent à ce point de vue avec les questions déjà discutées plus haut ou que nous aurons à traiter dans la suite, nous ont engagé à donner le pas à la théorie de M. Kosters.

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