‹ Nouvelles études sur les réfractions atmosphériquesChapitre 10 sur 16 · I -4- 4 A Pi · texte numérisé non relu

I -4- 4 A Pi

(*) Mémoire d’Ivory, page 473.

4 est une constante qui dépend du rapport des densités de l’air et du mercure, évalué pour la station d'observation, la température étant o° et la pression om,76; s est le coefficient de la dilatation des gaz ; k est un nombre constant qui dépend du pouvoir réfringent de l’air, et qui est connu par des expériences de laboratoire. Dans toute expression générale de la réfraction, théoriquement établie, ces deux éléments l et a entrent explicitement, sous des formes définies par la nature de l’atmosphère fictive où l’on suppose la réfraction opérée. On pourrait donc déterminer symboliquement les changements que leurs variations doivent produire dans la grandeur de ce phénomène à toute distance du zénith, si l’on savait assigner les changements correspondants qui doivent survenir dans la constitution de l’atmosphère fictive, quand l’état météorologique de la couche d’air qui la supporte vient à varier. Mais ceux-ci n’étant pas assignables par nos connaissances actuelles, on n’en tient pas compte. C’est-à-dire, qu’après avoir déterminé les constantes spécifiques de cette atmosphère pour un état météorologique spécial, et, si I on veut, moyen.de la couche inférieure, on l’applique avec ces mêmes constantes à tous les autres, ce qui implique une impossibilité mathématique manifeste

» Elle ne l’est pas moins au point de vue physique. Je prends comme exemple la formule d’Ivory. Après y avoir fait le coefficient j égal à y, elle lui donne la réfraction horizontale conforme à son type 34' 17", 5, quand la température t{ est 1 o° Farenheit, et la pression pt 3o pouces anglais, ce qui détermine Z, p , et par suite a. Alors il calcule les changements que doivent éprouver Z et a, quand tt et p{ varient autour de ces valeurs fondamentales; et il les introduit comme correctifs, dans son expression générale de la réfraction sans y changer le coefficientyi Or, puisque ce coefficient détermine mathématiquement le décroissement initial de la température dansson atmosphère hvpothétique, et qu’il fixe même complètement la constitution absolue de cette atmosphère, la constance qu’Ivory lui attribue, équivaut à supposer que ce décroissement, et par suite l’atmosphère tout entière, se maintiendront invariables, quel que soit l’état météorologique de la couche inférieure. Ceci est physiquement impossible. Car les mêmes causes qui font varier accidentellement l’état de cette couche, agissent toujours, en même temps, mais avec des intensités inégales, sur les supérieures qu’elle supporte; ce qui doit changer continuellement leurs relations de densités et de températures à une même hauteur, comme en effet l’expérience nous le montre tous fes jours. L’atmosphère d’Ivory, rendue constante par l’invariabilité de son coefficient J, ne se prête donc pas à ces variations. Elle ne s’applique légitimement qu’à B . 12

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