TABLEAU N° I
20 - EXPÉRIENCES SCR IR FROTTEMENT DES COURROIES SCR DES TAMBOURS EN BOIS.
mil 1
«xpé-
ririx»».
LARGEUR d« la courra»*.
o,oa8
Sèche , un peu
foura»»* I OBSERY ATIOKS-
àU I
21 • Observation sur les résultats 'contenus dans le TABLEAU PRÉCÉDENT. En comparant cntr’elles les valeurs du rapport f t du frottement à la pression pour la courroie et la surface du tambour en chêne déduites de la formule
OU
kg-p,
dans laquelle î exprime la demi-circonférence du rayon égal à l’unité ou » = 3 ,i4i 6 et où les logarithmes sont ceux des tables, ce qui la ramène à la forme
f = o, 7331og p ,
sous laquelle elle a été employée dans les calculs , on voit que ces valeurs sont sensiblement constantes, et que la moyenne particulière déduite de chacune des trois premières séries est la même à « près , quoique l’étendue de l’arc embrassé ou le diamètre du tambour ait varié dans les rapports de 8 à 2 et à 1 environ , et que les tensions aient à peu près atteint les limites de celles que l’on donne ordinairement aux courroies dans les machines. Ces trois séries d’expériences confirment donc pleinement la théorie adoptée et assignent au rapport f t du frottement à la pression pour les courroies neuves, mais souples et unies, glissant sur des tambours en chêne perpendiculairement aux fibres du bois la valeur moyenne
Cette valeur déduite de vingt expériences est beaucoup plus faible que celle que l’on a conclue des expériences de 1 83 1 , qui nous ont donné pour le rapport du frottement des surfaces planes de cuir corroyé sur du chêne , le mouvement étant parallèle aux fibres du bois, et après un contact prolongé, la valeur 0 , 74 î mais l’état de compression du cuir étant tout à fait différent. dans les deux cas, il ne me semble pas que cette disparité des résultats ait rien qui doive surprendre.
Quant à la quatrième série d’expériences , contenues dans ce tableau , et qui est relative au frottement d’une courroie tout à fait neuve très-rude , qui , depuis plus de huit ans , séchait dans un grenier , elles assignent aussi au rapport une valeur constante , mais un peu plus forte que la précédente , ce que l’on peut sans doute attribuer à l’état de la surface irottante du cuir. On remarquera d’ailleurs que cette courroie n’ayant que o m ,028 de large ou environ la moitié de la dimension de la précédente , cette dernière série confirme , quant aux courroies , la loi de l’indépendance des surfaces.
22- Expériences sur le frottement des courroies en cuir corroyé sur des poulies en fonte. Les expériences sur le frottement des courroies en cuir corroyé sur des poulies en fonte ont été faites d’une manière analogue aux précédentes. Les poulies employées étaient i° celle de l’appareil décrit aux n os i et suivans dont la largeur de o m ,io était double de celle de la courroie, sa surface était légèrement convexe et n’avait pas été tournée après la coulée , mais elle était bien circulaire et son diamètre était de o m , 6 io. 2 ® Une petite poulie de o m ,uo de diamètre sur o m ,o3o de large, et par conséquent plus étroite que la courroie, qui ayant o m ,o5o de large la débordait de part et d’autre de o ra ,oi; sa surface tournée et polie était légèrement convexe.
La courroie a été employée d’abord sèche et à l’état d’onctuosité que lui avait laissé la préparation du cuir et avec les deux poulies sèches , puis tout à fait mouillée et saturée d’eau sur la grande poulie aussi mouillée.
Les autres données des expériences et la disposition du tableau sont identiquement les mêmes que dans les expériences précédentes , et il *est superflu d’entrer dans plus de détails.