XII PRÉFACE
cieux révoltés, ceux qui n'aspirent qu'à jouir paisiblement de toute la plénitude de leur dignité, de leur liberté.
Nous, nous n'avons qu'à nous féliciter de notre situation. Dans les laboratoires du Muséum d'histoire naturelle de Rouen, que. beaucoup de Facultés de province pourraient envier, nous avons trouvé toutes les facilités possibles pour exécuter nos travaux. Il y aurait même quelque ingratitude de notre part, si nous omettions de dire que nos études ont été libéralement secondées par les magistrats éclairés qui se trouvent à la tête du département et de la ville.
Dans l'intérêt de la zoologie agricole, nous avions quelques expériences à faire sur les bestiaux; elles devaient entraîner une certaine dépense. Avec une libéralité dont nous ne pouvons trop faire l'éloge, M. le sénaleur Le Roy nous mit à même de les exécuter sur la plus vaste échelle : « Je ne vous impose aucune limite, nous dit-il, que celle « que vous trouverez vous-même convenable de leur assi- <( gner,dans l'intérêt de l'agriculture. » Nous nous plaisons à rappeler ces paroles et si dignes et si pleines d'élévation.
D'un autre côté, j'ai rencontré dans l'Administration municipale, toutes les sympathies désirables. M.Verdrel, maire de Rouen, près duquel les savants trouvent toujours un accueil plein (F aménité et de noblesse, ne m'a jamais rien refusé.
Quoique purement expérimental, cet écrit devait cependant, de place en place, prendre le caractère d'une polémique scientifique. Il fallait s'y attendre en présence de l'obstination d'un savant, d'un seul savant, qui atteste continuellement des faits que vingt autres nient, et qui jamais n'en peut donner la preuve matérielle. Et celui-ci, chaque jour réfuté par la voie solennelle de l'expérience, chaque jour change ses théories pour réparer sa défaite. C'est ce que MM. Joly et Musset ont si magistralement prouvé dans leurs remarquables travaux, où ils ont renversé corps à corps