Romania, XXXII (1903), p. fs8i-o
Blanche des Barres, femme de GuUlaume de Parties^. La famille des Barres était de Sens^, On verra plus loin que Vauteur du recueil est, selon toute vraisemblance, un Sénonais, qui écrivait pendant la seconde moitié du xv*" siècle. Le rapprochement de ces deux constatations permet d'assigner la même patrie au copiste du manuscrit ; et si rien n'autorise à croire qu auteur et copiste sont un même personnage, rien n empêche de le supposer. Le compilateur n'a fait connaître ni son nom, ni la date ou il écrivait, ni le pays oà il vivait. L'ignorance ou nous resterons de sa personnalité ne fera pas tort à sa mémoire, si elle survit par ailleurs, et l'histoire littéraire na pas à la déplorer: c'était un pauvre écrivain, et la reconnaissance à laquelle il a droit pour nous avoir transmis la copie d'une vingtaine de contes dont les originaux sont perdus ne saurait atténuer notre jugement sur son incapacité d'auteur. Mais pour l'histoire de ces contes, il serait intéressant de savoir à quelle époque il les a traduits. Quelques indices permettent de reconstituer une date approximative. La nouvelle IX attribue à Guillaume de Tignonville, prévôt de Paris, un jugement qui plut fort « au roy de France, qui pour lors estoit » . Cette dernière expression serait étrange si elle n'avait pas été écrite assez longtemps après iU08, année ou prit fin la prévôté de Guillaume de Tignonville, et longtemps même après i^f22, date de la mort de Charles VI, le roi « qui pour