‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 52 sur 87 · Dieu · texte numérisé non relu

Dieu

DE ESDRAS, IIERMITE, ET DE HECUBA, 8ARRAZINE

Esdras de coustume avoit d'aler quérir de Teaue de fontaine, chascun jour, en ung barillet* ;.Hecube, belle jeune fille, la trouvoit, aagee de xv ans ; et estoit très belle, mais Sarrazîne, et hors de nostre foy * ; folement et curieusement se maintenoit, pourquoi Esdras par curiosité la regardoit voulentiers ^. Si bien l'avisa que i Tama de foie amour, parquoy par tentacion Dieu

oublia*

5 Parquoi on doibt savoir^ qu'on doibt

tousjours bon espoir avoir '', et que celuy hait sa vie et son ame qui s'abandonne a folie ^, et laisse raison pour obéir a sensualité. Et^ pour ce, pour quelque pechié que l'en face, on ne se doibt désespérer, mais retourner a confession et faire pénitence et satisfacion condigne au pechié part grant contricion.

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