‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 53 sur 87 · Ce qui suit ne se trouve pas dans le conte en vers · texte numérisé non relu

Ce qui suit ne se trouve pas dans le conte en vers

NOUVELLES FRANÇAISES DU XV" SIÈCLE qS

Résumé d*iin conte en vers des Vies des Pères publié par A. Relier, sous le litre D^un hermite qui avoit (lire amoit) une Sarrazine par Uenhortement de Venemi (Zwei Fabliaux aus einer Neuenburger Handschrift, Stuttgart, i84o, in-8", p. 9-23). Le prosateur a omis le prologue et le début du conte, où il est dit que Termite quitta ses compagnons pour vivre seul et vint s'installer près d'une fontaine, la longue scène de l'abjuration de l'ermite^, et son retour chez ses anciens compagnons. Il a fortement écourté le reste, et son récit correspond à peine, en étendue, à un sixième de l'original. Il a cependant gardé l'épilogue du conte, en y introduisant une seconde conclusion que celui-ci ne donnait pas, à savoir qu'après le péché il ne faut pas se désespérer, mais faire pénitence.

I. Il dit simplement : « Ung jour a elle parla, et sans long procez no moyen elle s'acorda a luy, parmy ce ([ue il delaisseroit sa foy. Et ainsy le fist et renonça a sa foy. »

DE FEBOR, IIERMITE, QUI FI8T DETERRER MAL.\NDRIK

Febor estoit preudomme, par toutes terres s'en aloit preschanl ^ monlt de biens faisoit et convertissoit lez mescreans a la foy ères tienne ; et grant peuple le suyvoit, pour le grant bien qu'il disoit et fasoit 2. Il vit

ung bel manoir qui fort se decheoit -^

* Ainsy appert que bien fait en sa vie fait

donner loange après la mort.

Récit tire des Vies des Pères en vers ; c'est le conle De celui qui plora sor le Sarrasin mort ^. Le prosateur a donné des noms à l'ermite ^ et au Sarrasin, qui n'en ont pas dans l'original ; il a modifié et très écourté la scène de la résurrection : (( Lors il fist sa prière a Dieu en grant ferveur de devocion, que Malandrin puist estre resuscité. Pour quoy Dieu le resuscita, et fut baptisé. »

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