‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 8 sur 87 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

P. -S. — Plusieurs fois la publication du manuscrit du Vatican a été annoncée comme devant être faite par G. Paris et par moi ; je suis donc tenu de dire pourquoi le lecteur aura la déception de ne trouver ici rien du maître. Dès le mois d'avril 1895, G. Paris me demandait d'envoyer ma copie à la Société des anciens Textes, et d'y ajouter un commentaire qui me (( donnerait l'occasion d'étudier à fond l'histoire de la uovellistica, sujet assez à la mode, et en dehors de la mode très digne d'intérêt. » Quelques mois plus tard, il me priait de lui prêter cette copie, dont il avait besoin pour son cours du Collège de France ; je la lui envoyai aussitôt, et en même temps les notes que depuis quelques années je recueillais en vue d'une publication éventuelle. En ni accusant réception de cet envoi, d'abord, et souvent depuis il me proposa de s'associer à moi pour la publication du recueil. Longtemps je déclinai cet honneur, dans la crainte que la tâche ne fut au-dessus de mes moyens. En i902 seulement, en réponse à une de ses lettres datée du 29 juillet, j'acceptai son offre et lui promis de me mettre à l'œuvre dès qu'il m'aurait retourné mon manuscrit. Le 5 mars 1903, G. Paris mourait ; quelques mois après, M. P. Meyer me remettait ma copie du texte, mais .s(ms aucune de mes notes. Quant à la collaboration de mon éminent maître et ami, j'ai des raisons de croire qu'elle est restée à l'état de projet. Il m'écrivait en effet, le 25 janvier 1902 : « J'ai reçu de \'ossler un article sur les nouvelles du Vatican, où il dit qu'elles doivent être publiées par deux savants qu'il ne nomme pas. Est-ce que v^ous lui avez dit que nous avions, vous et moi, l'intention de les imprimer ? Ou s'agit-il d'autres personnes ? Je serais toujours disposé à collaborer à cette publication, mais vous m'aviez semblé y renoncer. » Et le 29 juillet suivant, dans la lettre dont j'ai parlé plus haut : « J'aurais bien volontiers publié avec vous les Nouvelles Sénonaises, mais puisque vous pa-

raissez vous en désintéresser, je suis, quctnt à moi, trop surchargé de travaux pour en rechercher de nouveaux. » // apparaît bien dans ces lignes que leur auteur n'avait pas encore constitué de dossier spécial à la publication projetée.

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