Pour les miracles qu'i leur list
Et par les résous qu'i leur dist
En converti plus de x mile.
Ce jour se parti d'une vile
Et moût grant puepple le suivoienl (Ibid.). ;t. \ il i manoir a destre main
Qui viens el decheus estoit < Ibid. ). t>. La partie du texte que j'omets occuperait environ iS lignes. â. I.e n" 27, Paien, de la nomenclature de G. Paris (Rom., Mil. p. il\6). I). ic Son non pas l'esloirc ne nome )■. dil le conte en vers.
(J1AIMTHK XXII]
DE GA1.IAC11IM KT DE POLIFEIt. LAHHON ET Ml KIlItlEH
Galiachim ung hermite estoit qui vivoit en povreté, pour acquérir l'amour de Dieu : mais il estoit fel, dcspil et orgueilleux, par quo\ le bien qu'il faisoit ne lu\ pourfitoit gueres. Il estoit logié en ung lieu près du chemin, et punit veoir de son logeiz ceulx qui passoient, qui de leurs biens luy donnoient. L ng larron, nommé Polifer, en ee boiz se tenoit. qui tuoit et dcsroboit lez passans. L'ermite souvent le veoil ; et venoit menger avec luy ; mais reprendre ne l'osoil. car sa crudelité trop redoubtoit. L ne foiz Galiacbin luy dist : « Polifer, bien vous devez tenir de mal faire plus que a ung aultre jour: il est l'Iinencion de la Croix, ou ' Dieu mort souffry pour nous rachetter d'enfer ; et y devons plourer noz pcebiez. comme bons et dévots cresliens. Et sacbiez certainement que ne vivrez pas grandment,
comme il m'a esté révélé en mon donna ni - »
:t II s'en party. de voulenté de retourner a
pechié; et ainsy comme il avaloit de son hermitage, il marcha sur sa longue robe et tellement qu'il tre-
i. Pour donner à la phrase un semblant de sens, il faudrait faire désigner par ou non pas le jour, niais la croix. Le conte en vers dit : " Un jor de la Croiz aoree » (vendredi saint).
2. Cette révélation de la mort prochaine du bandit n'existe pas dans le texte de Méon ; si c'est une addition du prosateur, c'es't la seule qu'il ait introduite dans ce conte.
3. La partie du texte que j'omets occuperait environ ">i lignes.
gG CHAPITRE XXIII
bûcha, si que il tuniba aval la roche et se cassa le col '. Ainsy mauvaisement defina, pource cju'il déclina a bien faire et eust desplaisance du bien qu'il avoil fait.
Récit tiré d'un conte des Vies des Pères en vers, publié par Méon sous le titre De l'Ermite qui se désespéra pour le Larron i/ui ala en paradis avant que lui ou Du Larron qui se converti (Nouveau Recueil, II. 2oa-i5y -.
Le prosateur a omis le prologue (v. i-.">4 >. la moralité finale (y. 355-4 10), ainsi (pie. dans le récit, les sentences morales (v. 63-64), les réflexions dévotes i i4g-i58), les développements littéraires (v. 71-83, t4i-48, 171-188, etc.). 11 a donné des noms aux deux personnages.
1 Le prosateur a supprimé ici trois vers qui certainement existaient dans son original, puisque celui que représentent les mots u se cassa le col 1) est lié à eu\ par la rime. Peut-être le châtiment de l'ermite lui .1 1 il paru excessif.
\ il.nil m- brisa le col,
1,1 li deable de plein vol
famé lasse que moult amerent
En enter le vil traïnerent(v. 343-46).
■ C'est le n' i •. Meurtrier, de la liste de G. Paris {Rom., XIII, p. î'io).
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DE HERLELS, lIEltMITE. QUI CONFESSA .U.I/ONNE I 11:
Herleus ' L'ermite fut homme très dévot : et avoit sou hermitage en ungboiz, près d'une fortresse2; etavoii ungjardin qu'il labouroit pour vivre. De ce lieu ne se vouloil bouger. Sa sustentacion prenoit 1res sobrement, el le résidu il le donnoil aux povres et omosnoit pour Dieu, et ne faisoit nul trésor3, se non de vertus: car il fuyoit tous vices. Prèz de luy, en une \ il 1< ■ demouroit une bachellete nommée Uisonncle. qui vivoit luxurieusement et desordonneement. Elle ouyt parler de luy el de sa vie v. Ung jour elle s'en vint vers luy, pour le tempter, disant qu'elle vouloil estre confessée. Il lu\ enquist discretemeni qui a ce L'ammonnestoit ; elle respond\ que sa vie amander vouloit. Elle, en se confessant, indiscrètement elle parloit 5 abhominable-
i. Dans li' conte on vers, aucun personnage n'a reçu de nom.